Le CAAJ a ouvert ses portes sur son site de Couvet
Réparti sur deux sites, le principal à La Chaux-de-Fonds et un plus petit à Couvet, le centre d’apprentissage de l’Arc jurassien (CAAJ) est conçu pour les apprentis désireux d’effectuer des formations dédiées à l’horlogerie, la mécanique et même le luxe. Mercredi 28 octobre dernier, le centre de Couvet a ouvert ses portes.
Une cinquantaine d’entreprises partenaires ont accueilli ces jeunes qui passeront la première moitié de leur pensum partagés entre les salles de cours et les ateliers de leur maître d’apprentissage. La formation de base, tant du domaine professionnel que relationnel, est enseignée entre La Chaux-de-Fonds et Couvet.
Ensuite, ils acquerront leur savoir uniquement en usine avec un suivi particulier puisque, la plupart des entreprises qui forment ces micromécaniciens, polymécaniciens, dessinateurs ou encore qualiticiens, le font avec l’espoir de conserver ces futurs ouvriers qualifiés. Dans le secteur de l’horlogerie, une pénurie de main-d’œuvre parfaitement formée est redoutée dans un délai de moins de 10 ans.
Stages découvertes
Une demi-journée est proposée aux indécis afin d’explorer, très rapidement, les divers choix qui s’offrent à eux. Environ 300 stages sont organisés par année par le CAAJ. C’est justement lors de son « essai » qu’Eymerick Lugon a testé la polymécanique. « Ce n’est pas le métier que j’aimerais exercer et dans lequel j’aurais souhaité me développer. Ce qui me branche c’est l’informatique, mais il m’a été impossible de décrocher un stage. Ce métier est saturé et l’IA va encore compliquer les choses. En travaillant avec une machine CNC, je peux la programmer tout comme je le fais avec mon imprimante 3D. Certains codes sont identiques, seul le résultat final diffère puisque la machine enlève de la matière alors que l’imprimante en ajoute. »
Projet sur le long terme
« J’ai déjà un CFC de médiamaticien en poche mais je vise plus haut. Actuellement, je me forme comme polymécanicien dans une entreprise qui conçoit et fabrique des pompes. Avec l’appui des formateurs, je veux accéder à l’école d’ingénieur de Bienne. » Voilà comment Simon Jeanneret planifie son avenir.
Jean-Marc Montandon






