SPA Val-de-Travers
Des portes ouvertes pour présenter son nouveau bâtiment et ses actions
Ce samedi, la SPA Val-de-Travers ouvrira les portes de ses locaux à Noiraigue. L’occasion pour la population de découvrir le nouveau bâtiment de l’association qu’elle partage avec Chatdicap, autre association pour le bien-être animal, et également de prendre conscience de certaines problématiques liées aux animaux de compagnie.
En mai dernier, la Société protectrice des animaux du Val-de-Travers (SPA VdT) trouvait un nouveau havre pour ses pensionnaires à Noiraigue, rue des Courtons 1. Dans le vaste bâtiment conçu pour les chats et les bénévoles, l’accompagnait l’association Chatdicap, précédemment sise aux Brenets, qui a pour vocation de s’occuper de chats en situation de handicap ne permettant pas l’adoption par des particuliers. Après quelques mois pour s’installer pleinement dans ces nouveaux locaux, les deux associations ouvrent leurs portes au public, ce samedi 17 octobre de 11 h à 17 h, pour une véritable inauguration.
Pour la présidente de la SPA VdT, Céline Roulin, l’événement représente un aboutissement. « Nous aurons, enfin, le temps de faire découvrir le lieu aux habitants du Vallon », relève-t-elle, en indiquant que ceux-ci pourront visiter les locaux accompagnés d’un bénévole. Le moment sera aussi propice pour échanger sur le bien-être des animaux avec le public autour d’un verre, d’une soupe à la courge ou d’une pâtisserie. « Le tout fait maison », précise-t-elle. En effet, la présidente de l’association rappelle qu’un refuge de ce type est plus que nécessaire au Val-de-Travers. « Durant les derniers mois, nous avons eu énormément de sollicitations », explique-t-elle. « Cela démontre la nécessité de notre structure dans la région ».

Plus de responsabilités chez les particuliers
Uniquement lors des deux derniers mois, Céline Roulin note l’arrivée d’une soixantaine de chats pour la partie SPA VdT des locaux. Heureusement, l’association a pu trouver de nouveaux foyers pour presque tout autant. Néanmoins, la présidente de la SPA VdT déplore un nombre de félins domestiques en augmentation exponentielle et, surtout, un manque de connaissances et de responsabilités chez certains particuliers. « Beaucoup de gens se disent que l’on va faire une portée avec notre chatte pour ‹ montrer aux enfants › sans penser à l’avenir des chatons », détaille-t-elle, en mentionnant aussi de nombreux abandons sur l’ensemble du canton et d’autres centres SPA débordés.
Pour Céline Roulin, qui s’occupe de chats depuis énormément d’années, il est nécessaire de rappeler au public le besoin de stérilisation de l’animal domestique et que celui-ci exige une responsabilité de la part de ses maîtres. « Prendre un animal, cela ne se fait pas à la légère. Il doit y avoir une vraie réflexion à l’adoption, car cela implique de l’argent et du temps », martèle-t-elle. D’ailleurs, la SPA VdT proposait cet été une « chatterie de vacances » pour les personnes n’ayant pas de solutions pour leurs chats durant leurs absences. « Cela a plutôt bien marché. La pension fut vite pleine », note Céline Roulin. Une preuve, selon elle, de la nécessité de ce genre de service, alors qu’elle constate que la période des congés estivaux est toujours problématique en termes d’abandon.

Nécessaire « prise de conscience »
À 48 heures d’inaugurer dignement ce nouveau bâtiment commun de la SPA VdT et Chatdicap, Céline Roulin se réjouit de présenter, avec les bénévoles, ces nouveaux locaux, mais aussi de transmettre ce message de responsabilité envers l’animal. « J’ai énormément de demandes de placement de vétérinaires pour des chats accidentés ou après un abandon », indique cette dernière, en soulignant qu’idéalement un ménage devrait s’occuper d’un animal jusqu’à son décès. Ainsi, elle regrette la tendance de certaines personnes âgées à accueillir des animaux de compagnie jeunes. « Il faudrait une certaine prise de conscience », appelle la présidente de la SPA VdT.
Une autre prise de conscience pourrait se produire, samedi, chez les visiteurs, car ces derniers pourront aussi découvrir les locaux de l’association Chatdicap. « Ces chats sont des meurtris, cabossés, de la vie », résume Céline Roulin, en tenant à préciser qu’ils ne souffrent pas. « Certes, ils ont des infirmités, mais ils vivent dans la dignité », note-t-elle, en ajoutant qu’il est malheureusement difficile de les proposer à l’adoption en raison de celles-ci. Des chats, en effet, ayant de « gros bobos », mais qui, dorlotés par les bénévoles, ronronnent avec une certaine quiétude, comme le Courrier du Val-de-Travers hebdo l’avait remarqué en mai dernier. Ce samedi, la population du Vallon pourra aller le découvrir par elle-même.
Gabriel Risold

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