Commune de Val-de-Travers
Le terrain de football d’espaceVal deviendra-t-il synthétique?
Lors de sa future séance, le 16 novembre prochain, le Conseil général de Val-de-Travers se prononcera sur un crédit de 1’435’000 francs pour la création d’un terrain de football synthétique à espaceVal. La demande de l’exécutif doit permettre de répondre aux besoins des utilisateurs durant l’ensemble de la saison.
Un deuxième terrain de football synthétique est-il nécessaire au Val-de-Travers ? Telle sera la question que tranchera le législatif de la commune fusionnée, lors de sa prochaine séance, dans une dizaine de jours, le 16 novembre. En effet, le Conseil communal présente à l’ordre du jour un rapport relatif à une demande de crédit d’un peu moins de 1 million 450 mille francs pour transformer la pelouse d’espaceVal en revêtement synthétique. Comme l’indique le rapport en question, la configuration actuelle des terrains de football au Val-de-Travers, soit le terrain synthétique des Sugits à Fleurier et les deux terrains en gazon naturel à Couvet (La Léchère et espaceVal), « ne permet plus de répondre de manière optimale aux besoins des utilisatrices et utilisateurs tout au long de l’année ».
Pour la conseillère communale en charge du dicastère de la cohésion sociale, de la santé, de la culture et des sports (DCSCS), Sarah Fuchs-Rota, la création d’un deuxième terrain synthétique est une vraie nécessité. «Il est difficile pour les 21 équipes du FC Val-de-Travers de planifier correctement les entraînements et les matches avec les terrains actuels », relève-t-elle. En effet, le rapport de l’exécutif met notamment en évidence la sollicitation très élevée du terrain synthétique des Sugits, pour la moitié des heures d’occupation, alors qu’il ne représente qu’un tiers des infrastructures disponibles. Un constat qui démontre, selon le rapport, que les utilisateurs se tournent « naturellement » vers une surface de jeu « praticable en toutes saisons » et « moins dépendante des conditions météorologiques ». « Avec un terrain synthétique, il y a la possibilité de jouer 365 jours par an », plaide la cheffe du DCSCS.
Entretien réduit
Autre argument en faveur d’une pelouse synthétique mis en exergue par le rapport, les économies liées à l’entretien. Celui d’un gazon naturel s’élève à 23’000 francs par année. « Ce changement réduira les besoins en eau, il n’y aura plus d’usage d’engrais ou de nécessité de tonte et de scarification », développe Sarah Fuchs-Rota. Le coût annuel d’entretien devrait être divisé par deux. Également, la cheffe du DCSCS note l’avantage d’un terrain synthétique face aux modifications climatiques. « Nos pelouses naturelles ont souffert de la chaleur et de la sécheresse cet été », précise-t-elle.
Plusieurs sites pour la création d’un deuxième terrain synthétique ont été étudiés par les autorités, comme Les Lerreux à Fleurier, Saint-Sulpice, Noiraigue, Môtiers, mais aucun ne répondait aux critères de maîtrise foncière, d’accessibilité, d’équipement existant et de coûts. Le terrain de La Léchère à Couvet n’a, lui, pas été retenu pour des raisons financières et afin de maintenir une surface de jeu en gazon naturel sur le territoire communal. « La création d’un synthétique à La Léchère aurait coûté plus cher », relève Sarah Fuchs-Rota, en soulignant également que le terrain se situe en zone d’activité économique. Néanmoins, le terrain historique de Couvet demeure privilégié pour l’accueil des compétitions.
Plus-value pour espaceVal
Ainsi, espaceVal, avec sa situation centrale et ses équipements déjà existants, coche toutes les cases pour la réalisation d’un deuxième terrain synthétique. De plus, cette réalisation s’inscrit parfaitement dans la volonté des autorités de compléter l’offre du Centre sportif. « C’est le lieu idéal qui permet de visibiliser et de poursuivre le développement d’espaceVal avec une plus-value pour des camps et des séjours de clubs sportifs », explique Sarah Fuchs-Rota. D’autre part, la demande de crédit englobe aussi le renouvellement de l’éclairage du terrain du centre, dont les ampoules ne sont plus fabriquées, avec un système LED permettant une réduction de moitié de la consommation.
Si le crédit en question devait être accepté, le futur terrain synthétique serait principalement destiné aux entraînements, permettant ainsi de préserver au mieux la pelouse naturelle de La Léchère, mais permettra aussi d’accueillir écoles, associations et autres clubs toute l’année, sans crainte de dégradation du terrain d’espaceVal. Le calendrier des travaux, en cas d’acceptation, prévoit l’installation de ce synthétique entre juillet et septembre 2027.
Toutefois, le rapport du Conseil communal devrait certainement engendrer de vifs débats au sein du législatif lors de la séance du 16 novembre.
Gabriel Risold

Photo tirée des archives


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