Portes ouvertes de la culture
Visites éclair et trésors cachés
Ce week-end, la culture ouvrait gratuitement les portes d’une vingtaine d’institutions du Val-de-Travers. Entre visites flash et découverte de pépites habituellement fermées au public, les visiteurs étaient conviés à papillonner d’un lieu à l’autre, entre art, terroir, histoire… et beaucoup d’autres choses.
Les portes ouvertes de la culture, c’est l’opportunité rare de monter à bord d’un train à vapeur, de se faire une toile, de savourer un accord absinthe-fromage ou de plonger dans les abysses de la terre. Un week-end pour picorer de la culture, ici et là, comme ce samedi matin, à la Maison de l’absinthe.
Quinze minutes chrono
Le format choisi est parfaitement adapté à l’événement : une visite flash pour découvrir, en quinze minutes chrono, l’histoire fascinante d’Henri-Louis Pernod, pionnier de l’absinthe. C’est Raphaël Gasser, directeur de l’institution, qui emmène les visiteurs. « Le concept c’est de présenter l’exposition, 250 ans d’histoire, en un quart d’heure. Donc on va vite pour laisser le temps au public d’ensuite papillonner d’une institution à l’autre pour profiter de l’offre complète du week-end. »
Une chasse au trésor
Les portes ouvertes, c’est aussi l’opportunité d’entrer dans des lieux habituellement fermés au public. Ce dimanche après-midi, la foule se presse devant le portail clos du château d’Ivernois. Son directeur, Franz Felder, est surpris par l’affluence. « On a dû refuser une vingtaine de personnes. »
Les portes s’ouvrent sur trois siècles de patrimoine, où la petite histoire rejoint la grande. De la bibliothèque à la chapelle souterraine, en passant par le grand salon ou le majestueux escalier du hall, on croise le roi de Prusse et Jean-Jacques Rousseau.
La vingtaine de visiteurs se serre et le directeur savoure. « C’est un trésor de la région. Notre objectif c’est d’ouvrir encore plus régulièrement les portes au public. D’abord pour remplir les conditions d’une fondation, mais aussi pour partager ce trésor. »
Quinze minutes ici, trois siècles d’histoire là-bas. Décidément, ce week-end, la curiosité était un bien joli défaut.
Esther Freiburghaus







