25 ans d’espaceVal
Bien plus qu’un centre sportif
Samedi, espaceVal fêtait ses 25 ans. Et a ouvert ses installations à la population. Culture, bien-être, restauration, hébergement… en un quart de siècle, ses propositions se sont diversifiées. Jusqu’à occuper une place à part dans le cœur des habitants de la vallée. Par [Esther Freiburghaus]
« Quelqu’un du bas me disait qu’autrefois, on reconnaissait les Vallonniers parce qu’ils ne savaient pas nager. Et aujourd’hui, ce sont les gens du bas qui viennent nager au Vallon ! »
Cette anecdote, relatée par la présidente du Conseil communal, Sarah Fuchs-Rota, en dit long sur l’importance d’espaceVal pour la vallée. « L’accès à une piscine n’a pas toujours été aussi simple dans la région. Aujourd’hui, nos enfants peuvent apprendre à nager ici. Ils prennent confiance dans l’eau et acquièrent des réflexes de sécurité qui leur serviront toute leur vie. »
Dans les entrailles de la piscine
EspaceVal, c’est donc d’abord une piscine couverte, grand luxe pour cette petite région. Et la visite de ses installations marquait un des temps forts de cet anniversaire.
Dans les pas du responsable technique, Dominique Wyss, nous descendons dans ses entrailles à la découverte de l’important dispositif qui permet de répondre aux normes fédérales. « Ici, c’est toute la partie filtration et traitement de l’eau de la piscine. Il y a deux filtres à sable qui retiennent les particules de peau et les cheveux des baigneurs, et deux filtres à charbon actif qui éliminent le chlore qui se modifie au contact de la transpiration et des déchets de peau des visiteurs. »
Car on ne rigole pas avec la qualité de l’eau, qui est surveillée attentivement. « La quantité de chlore et le pH de l’eau sont contrôlés trois fois par jour. En plus, quatre fois par année, on fait des prélèvements qui sont analysés par le SCAV pour vérifier qu’il n’y ait pas de légionelles ou d’autres microbes. »
Culture, massages ou escalade
Centre sportif à sa naissance, celui qui est devenu espaceVal en 2020 est aujourd’hui beaucoup plus que ça. « C’est un lieu de rencontres, de pratique sportive, de détente, de découverte et de partage. Notre ambition est simple : faire d’espaceVal un lieu ouvert, vivant et accessible au plus grand nombre », explique Maude Challandes, cheffe du service de la culture, des loisirs et des sports de Val-de-Travers.
Aujourd’hui, on vient pour y piquer une tête, mais aussi pour visiter une exposition, s’offrir un massage ou un cours de yoga, escalader le mur de grimpe, grignoter un morceau, lire ou échanger un livre de deuxième main… C’est tout ça que racontait cette journée. « C’est notre but, que l’on puisse aussi venir ici sans tenue de sport », appuie Sarah Fuchs-Rota.
Un coût certes important pour la collectivité, car « les entrées et les locations ne suffiront jamais à financer toutes les dépenses », ajoute la présidente de l’exécutif. « Alors quel est notre retour sur investissement ? Ce sont ces milliers de personnes qui viennent ici. Les bénéfices pour leur santé, le partage, le plaisir. Alors non, ça ne figure pas dans les recettes du centre, mais ça compte dans la vie de notre région. »





Photo tirée des archives


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