Absinthe en fête 16 fois
Une rencontre, une émotion, un partage… alors santé !
Entre distilleries, alambics fascinants, découvertes patrimoniales et dégustations, la Fête de l’Absinthe a une nouvelle fois réuni amateurs et curieux au Val-de-Travers, samedi dernier. Retour sur une journée où convivialité et passion ont coulé à flots.
C’est vérifié ! Dans chaque distillerie maints gosiers ont senti couler le doux breuvage. Avez-vous goûté un bâton ? Ce mot désigne une absinthe obtenue par macération et n’a quasiment plus cours aujourd’hui. Quels sont les ingrédients nécessaires pour concocter cet apéro ? Une recette, des plantes, de l’alcool, de l’eau et de la patience. Cela concerne la base, un brin d’audace et de folie permet de créer des petites sœurs au goût très différent. Que se passe-t-il ensuite ? Le dédoublement (apport d’eau) pour amener le taux d’alcool au niveau désiré puis la mise en bouteille. Tout cela peut être réalisé en solitaire, mais déguster le résultat de la cuite est, comme la fondue, nettement meilleur à plusieurs.
Chaque druide ayant accepté spontanément que son alambic soit photographié, ce fut la découverte de véritables œuvres d’art. Si le cuivre a longtemps été le matériau utilisé, certains audacieux ont eu recours à l’inox pour réaliser l’alambic de leur rêve. Après plusieurs dégustations, il convient d’avouer que ce changement n’altère en rien le goût du produit.
Au Séchoir à absinthe de Boveresse
Aux arrêts de bus, certaines fois, il a fallu attendre le prochain passage pour rejoindre la destination voulue.
Nombre d’utilisateurs ont relevé la qualité et la rapidité des transports qui jouent aussi un rôle touristique non négligeable puisque passablement de passagers parlaient une autre langue que celle du Vallon.
Le séchoir de Boveresse reste un endroit incontournable pour ceux qui veulent découvrir l’histoire des pionniers qui ont cultivé les plantes et rédigé les premières recettes. Diverses machines permettent de se faire une idée de la dureté du labeur aux champs. Nul doute que les visites organisées proposent certaines anecdotes qui rendent ce saut dans le passé encore plus intéressant. Le duo Braak a mis une ambiance psychédélique dans ce bâtiment d’ordinaire si calme. Le petit marché proposait des objets artisanaux de belle facture.
« C’est passionnant d’écouter leurs conseils »
Croisé pour la seconde fois de la journée, un jeune couple soleurois faisait remarquer que c’était une fête villageoise sympathique mais qu’il avait célébré la Fée verte durant la journée dans chaque distillerie visitée, là où l’esprit festif vit dans le cœur et les yeux des distillateurs (trices).
« C’est passionnant d’écouter leurs conseils pour nous permettre de déguster celle qui nous correspond le mieux », précisait Mickaela.
Évidemment, il est impensable d’envisager une telle manifestation sans une tente officielle sous laquelle se retrouvent ceux qui n’ont pu
arpenter les rues durant la journée et qui veulent papoter un moment avec ceux qui ont vécus l’événement en dégustant la reine du
jour.
En début de soirée, les files devant les food trucks laissaient à penser qu’il était grand temps d’avaler du solide. Sur l’herbe, ici et là, des couples d’amoureux savouraient l’instant présent. Eux aussi profitaient de l’esprit festif…
Jean-Marc Montandon



















Xenia Lucie Laffely, Les Épines. © Prune Simon-Vermot & Emilie Pellissier