Théâtre des Mascarons
Terroir
Les quatre piliers du terroir sont : le sol, le climat, le vivant (végétation et animaux) et l’humain. Ils confèrent des caractéristiques uniques et typiques aux produits qui en sont issus. Le théâtre des Mascarons a accueilli, dimanche dernier, la compagnie L’Art Mobile.
Présentation du concept
Sylviane Röösli et Laurence Fankhauser se sont rencontrées lorsque la troupe de théâtre de la seconde a eu besoin d’une metteuse en scène. Leur complicité s’est transformée en amitié comme l’on affine un bon fromage, avec soin. L’une a grandi dans une famille baignant dans la confiserie alors que c’est en boucherie que l’autre a découvert le terroir. Après avoir expérimenté plusieurs facettes du théâtre, elles ont été tentées par celui des objets. Ce style d’expression implique une faculté d’appréhender la manipulation sous toute ses formes. Basé sur le jeu des petits dans leur chambre, il convient d’entraîner les spectateurs, de tous âges, dans un récit qui les captivera malgré l’absence de vrais personnages. Deux langages se côtoient, un pour les enfants et un pour les adultes. Toute la subtilité de l’écriture s’exprime dans cette alchimie.
Pourquoi le terroir ?
Sylviane précise : « Le terroir, c’est les racines primordiales pour réunir les gens grâce aux traditions qui doivent, tout comme les légendes, être transmises pour ne jamais disparaître. » En tant qu’auteure et metteuse en scène elle s’éclate dans cette création. Son esprit est libéré des contraintes administratives liées à la compagnie puisque c’est Laurence qui se charge de ce secteur. Les deux familles sont aussi impliquées pour la réalisation des pièces de la maquette et des costumes. Nous voici dans le plus important pilier du terroir.
L’accueil du public
Vu la petitesse des objets utilisés pour narrer les légendes du soir, la fosse du théâtre a été recouverte afin de permettre une grande proximité avec les spectateurs. Cette intimité produit un effet sur le public qui voit parfaitement les miniatures. Elle permet aussi de voir toutes les expressions visuelles des deux complices qui vivent l’histoire. Tout le monde a ri et passé une heure de découvertes très intéressante. Logiquement, les rires ne se sont mélangés qu’à quelques reprises puisque les plus jeunes ont apprécié des effets différents que leurs parents.
Jean-Marc Montandon







