Les Verrières
La gare affiche son nouveau visage
Validé le 4 mars dernier par le Conseil général, le crédit de 95’000 francs pour la réalisation de deux arrêts de bus certifiés aux normes LHand (pour les personnes à mobilité réduite) s’est visuellement matérialisé à la gare des Verrières. Décalés d’une quarantaine de mètres par rapport à l’emplacement précédent, ils ont l’avantage d’être complétés par un abri vitré permettant d’attendre le bus au sec en cas de temps humide.
Un impact positif sur l’ensemble de la population
Ces deux arrêts ont été construits de part et d’autre de la chaussée afin d’offrir des quais conformes à l’usage des fauteuils roulants dans leur hauteur, leur largeur et leur longueur. TransN précise que « ces améliorations ont aussi un impact positif sur l’ensemble de la population, en particulier les personnes âgées ainsi que celles avec une poussette ou un chariot. Elles contribuent ainsi à renforcer l’attractivité des transports publics. » Entrée en vigueur en 2004, la loi fédérale sur l’égalité pour les handicapés (LHand) vise à rattraper un énorme retard en termes d’accessibilité des transports publics : « Le canton de Neuchâtel compte 990 points d’arrêts de bus. En 2017, une analyse de la situation a permis de constater que seule une minorité des points d’arrêts respectait les exigences de la LHand. »
Un gros investissement pour les petites communes
Si l’opération semble simple sur le papier, elle ne l’est pas forcément dans les faits, en particulier pour les petites communes. Le Conseil communal des Verrières précisait ainsi avoir « obtenu une dérogation spéciale jusqu’en 2026 pour adapter au moins deux arrêts de bus classifiés en priorité 1 par le canton. » La commission d’urbanisme s’est penchée à trois reprises sur le dossier et sur différents plans d’exécutions et devis comparatifs auprès d’un bureau d’ingénieur et d’entreprises de génie civil avant de valider le projet qui a aussi dû être approuvé par la commission financière. Bref, c’est long à mettre en place. Et c’est aussi un coût certain pour les communes qui bénéficient toutefois d’une subvention de 20%. Cela découle d’un crédit d’engagement de 7 millions voté par le Grand Conseil neuchâtelois en juin 2019.
Kevin Vaucher




Sonia Pittet et Doriana Casado

