Cette forme interactive de l’art, cette dynamique entre l’œuvre, le public et l’environnement… Car l’art ne doit pas toujours plaire. L’artiste ne cherche pas à séduire mais plutôt à faire sens. À interpeller, à interroger, à déranger… À échanger et à débattre!
Chapitre 9 : le gardien du temple
« L’homme de l’ombre »… C’est le titre qu’il aurait préféré. Mais, dans cette belle aventure, les femmes et les hommes de l’ombre sont si nombreux que vous ne l’auriez pas identifié. Sans Alain – c’est tout ce que nous divulguerons –, pas de caisse ouverte et fermée au quotidien ! Pas de « Good Mother » chère à Noémie Doge car le temple demeurerait inaccessible, pas de « Nichts – Nothing » et ses bulles de Pipilotti Rist, pas de « Warning » de COD.ACT, ni de « The Living Commitee : Neural Spruces Talk » de Julie Sermoz, et d’autres encore… La disponibilité de cet homme de l’ombre n’a d’égale que sa ponctualité. Et sa discrétion ! Un homme sur lequel le comité peut compter et cela depuis de nombreuses années. Toujours avec le même plaisir, le même amour du contact avec autrui, les artistes bien évidemment, le public et les autres membres du comité. Sa forme de vive reconnaissance pour ce qu’ont construit les initiateurs, les concepteurs, toutes celles et ceux qui œuvrent, des années durant, pour permettre cette tradition qui résonne comme la « maître » carte de visite du Val-de-Travers.
À la question de savoir comment il « juge » ce millésime, Alain n’hésite pas à avouer que, selon lui, il manque deux ou trois « pièces maîtresses » au sein du parcours. Mais, discret, il glisse cela du bout des lèvres, tant il est respectueux de l’œuvre de tous. Un gardien du temple, empreint de reconnaissance.
Toutes ses qualités au service d’une cause. Au service de l’art…
Chapeau bas, l’ami !
Martine





