Les Verrières retrouvent leur fromagerie… et leur porcherie !
En octobre dernier, le Courrier vous révélait la fin houleuse des rapports de travail entre le fromager des Verrières Jean-Marc Nicolet et la société des producteurs de lait qui lui louait l’infrastructure. Une décision qui condamnait la fromagerie du village mais aussi la porcherie et ses 600 bêtes. Mais les producteurs ne sont pas restés les bras croisés et ont surveillé les potentiels repreneurs comme le lait sur le feu. Résultat des courses, le fromager André Menoud a accepté de reprendre le flambeau. À peine six mois après sa fermeture, la fromagerie va rouvrir ses portes le 1er avril et un système de livraison sera aussi mis en place.
Dans la voix de Jonathan Rey (président de la société coopérative du Chalet), on sent aujourd’hui aussi bien de la satisfaction qu’une forme de soulagement : « On est vraiment super contents de pouvoir compter sur André Menoud qui a accepté de reprendre la fromagerie et la porcherie. Les premières cotations d’André sont très bonnes. » Son gruyère (doux, mi-salé et salé) vaut 19 sur 20, soit environ deux points de plus que son prédécesseur.
Ouverture du magasin à partir du 1er avril
Il faut dire qu’André Menoud n’est pas le « premier venu » dans le monde du fromage. L’homme de 49 ans a tenu durant 24 ans la fromagerie du Mont-de-Travers. Il apportera d’ailleurs avec lui sa fameuse raclette du Mont-de-Travers et d’autres sortes de fromages de la région. De la fondue verrisanne fera également partie de son offre, en plus du porc, issu directement du village (lire encadré). « Comme il n’y a plus de boucherie aux Verrières, je suis heureux de pouvoir apporter cette offre aux habitants. Je sens une vraie attente de leur part quant à la réouverture du magasin le 1er avril. » Toujours situé à la rue de la Gare 21, il sera ouvert, dans un premier temps, de 17 h à 19 h, tous les jours de la semaine, excepté le dimanche et les jours fériés. « On est aussi en train de prospecter pour installer un distributeur en libre-service pour permettre une offre 24 h sur 24. » Ce « happy end » est d’autant plus apprécié qu’il n’avait rien d’évident.
D’importants travaux de rénovation vont débuter en octobre 2026
André Menoud est catégorique : « Je n’aurais jamais cru que j’allais m’occuper à nouveau d’une fromagerie. J’avais arrêté celle du Mont-de-Travers il y a environ une année et demie. Et puis, je me suis dit que j’étais bien reposé et frais pour reprendre du service », expose-t-il en rigolant. Et il n’a pas tardé à retrouver sa productivité : 3000 meules et 300 raclettes sont désormais bien au frais dans sa cave d’affinage. « Après 6 mois d’activité, je peux enfin dire que tout roule. J’aimerais aussi souligner le gros soutien que j’ai eu de la part des paysans. » L’autre cadeau, le vrai, viendra d’ici au mois d’octobre 2026 avec une rénovation complète du bâtiment : « C’est un impératif absolu et on se réjouit que ce soit bientôt fait. On va essayer de réduire au maximum le temps des travaux pour limiter l’impact sur la production », expose Jonathan Rey qui boit à nouveau du petit lait après l’avoir vu « tourner » quelques mois plus tôt.
Un service de livraison est organisé une fois par semaine sur l’ensemble du Vallon. Commandes possibles au 079 257 74 03
Kevin Vaucher
Le souterrain secret qui relie la fromagerie à la porcherie
Le nouveau fromager André Menoud a accepté de reprendre également la porcherie du village qui compte 600 bêtes. « Elles ont besoin de manger 4 fois par jour, c’est du boulot. » Ici, l’activité consiste à l’engraissement des porcs qui arrivent en pesant 25 à 35 kilos et qui repartent 3 mois plus tard en affichant 110 à 125 kilos sur la balance. La botte secrète de l’installation ? Une conduite souterraine de 1.4 km qui permet d’écouler directement le petit lait de la fromagerie vers la porcherie et de participer ainsi à l’engraissement.




Dans la chambre d’une ado, les élèves suivent, en compagnie d’une des intervenantes, le déroulement d’une conversation, message par message, entre elle et un garçon. Débutée sur le ton du flirt, celle-ci va progressivement dévier vers le harcèlement. 


Le train spécial du RVT-Historique à destination de Brigue du 7 février 2026 en gare d’Ausserberg, sur la rampe sud de la ligne du Lötschberg.