L’eau du Val-de-Travers
Le Val-de-Travers est un bassin versant idéal. Ses ruisseaux se jettent dans l’Areuse et il dispose de nappes phréatiques et de réservoirs.
En été, nous déplorons la montée des températures, le brunissement des champs : les agriculteurs se plaignent, les jardiniers sont au désespoir. Que faire pour économiser l’eau ? En hiver, par contre, nous patinons joyeusement sur la glace formée par les inondations, les pompiers vident les caves et les rivières débordent. Agissons-nous de façon logique ? Et si nous conservions une partie de cette eau qui s’écoule si facilement vers le lac, serions-nous perçus comme égoïstes ou simplement justes ?
Je suis arrivé au Val-de-Travers (mon père dirigeait les Mines d’asphalte) depuis le sud de l’Espagne, où nous vivions dans un village appelé Alquife, dans une région très sèche d’Andalousie. Cependant, au printemps et au début de l’été, les champs étaient verdoyants. Pourquoi ? Les villages plus proches de la Sierra Nevada, qui dominait la région, avaient construit des réservoirs pour recueillir l’eau de fonte des neiges et, de temps à autre, laissaient s’écouler ce précieux liquide vers les villages plus bas pour irriguer leurs champs. Le Val-de-Travers ne pourrait-il pas faire de même ?
Il existe 12 kilomètres de galeries abandonnées dans les Mines d’asphalte, prêtes à recevoir des tonnes d’eau en hiver pour être pompées en été en cas de sécheresse. Qu’est-ce qu’on attend ?
Richard Wilson, Travers



© Service des forêts, Commune de Val-de-Travers

