Centre de jeunesse
Quel nouveau souffle pour l’ancien Barak devenu Le Spot ?
Il y a deux semaines, la Commune de Val-de-Travers annonçait par un communiqué de presse la mue du centre de jeunesse, anciennement Barak, et son nouveau nom, Le Spot. Alors quelle sera l’orientation du lieu dédié aux jeunes ? Rencontre avec son coresponsable, Gabriele Lo Sterzo.
Centre de retrouvailles et de rencontres pour la jeunesse du Val-de-Travers depuis 2012, Barak a été internalisé à la Commune de Val-de-Travers depuis le début de l’année 2025. La semaine dernière, après de nombreux travaux au cours de l’automne, la Commune annonçait qu’une dernière étape dans ce processus était franchie avec une nouvelle dénomination du lieu : Le Spot. « Beaucoup de jeunes se sont engagés dans les travaux de repeinte du centre et le nom a été choisi avec eux », relève Gabriele Lo Sterzo, éducateur et coresponsable du centre avec sa collègue Elisa Masciocco.
Cette dernière étant actuellement en arrêt maladie, le coresponsable depuis son entrée en fonction le 1er juillet 2025, nous accueille seul dans un bâtiment du centre de jeunesse aux murs d’un blanc immaculé qui détonnent avec l’ancien « Barak ». Si l’éducateur de 37 ans reconnaît que le lieu « a marqué » l’histoire de la jeunesse du Vallon, il était bon de changer de nom et d’identité pour le centre. « Nous voulions évoluer et laisser à Barak ce qui appartient à Barak, pour un nouveau départ et un nouveau souffle », explique-t-il, en soulignant ne pas vouloir dénaturer ce à quoi les jeunes s’étaient habitués.
Inculquer des valeurs
Comme l’indique le communiqué communal, le lieu a comme objectif de devenir encore plus « accueillant, fonctionnel et vivant ». « Cet espace a vocation d’accueil libre, mais avec un encadrement plus précis sur certains éléments », note Gabriele Lo Sterzo. L’éducateur tient notamment au but d’accompagner les adolescents dans le cheminement vers la vie d’adulte et d’inculquer des valeurs de respect, de tolérance et d’ouverture. « Nous ne serons jamais la police, mais il est important de transmettre des valeurs pour le vivre-ensemble et les aider à devenir des citoyens et citoyennes », développe-t-il.
Un féminin qui a toute son importance, puisque, précédemment, le centre était particulièrement fréquenté par des adolescents. Une tendance à laquelle la refonte du centre veut mettre fin. « Tous les groupes de jeunes, filles ou garçons, doivent pouvoir fréquenter le centre, c’est un endroit pour toute la jeunesse du Vallon », estime Gabriele Lo Sterzo. D’ailleurs, le Zonta-Club a déjà proposé des cours de self-défense pour les jeunes filles au sein du Spot.
Des possibilités à foison
Les derniers travaux, encore en cours, devront permettre au nouveau centre de jeunesse d’étoffer ses propositions d’activités. Déjà, les différents espaces, partie salon, de jeu, de scène, cuisine ouverte et la future petite salle, offriront aux éducateurs plusieurs options d’animations. « Cela nous donne de multiples possibilités pour le futur », confirme le coresponsable. L’une d’entre elles sera, éventuellement, la présence de l’école de musique BBM74 dans les locaux. « Cela amènera un autre public et pourquoi pas une collaboration », reconnaît Gabriele Lo Sterzo. Les murs vierges pourraient être aussi, éventuellement, le support pour un projet artistique, la scène dédiée à un projet théâtral ou la cuisine à des ateliers culinaires.
Coresponsable du Spot, Gabriele Lo Sterzo a ainsi la tête pleine d’idées pour le futur, et ce même si sa collègue Elisa Masciocco le quittera à la fin du mois de mars (ndlr : son poste est actuellement mis au concours). « Elle a fait un boulot incroyable pour les travaux durant l’automne », tient-il à souligner. Quant à la nouvelle intégration à la Commune de Val-de-Travers, il juge que cela ne peut que donner une autre image du centre, peut-être plus positive que ce qu’elle était auparavant. « Oui, il y a une certaine nostalgie, mais c’est pour le mieux », conclut-il. Pour l’instant, en raison des travaux, le centre est fermé, mais il devrait rouvrir ses portes bientôt et faire son inauguration officielle entre les deux semestres.
Gabriel Risold




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