Broc ô Fées – La Côte-aux-Fées
La chine sympa et familiale
C’est une brocante qui a ses adeptes depuis cinq ans. À taille humaine, portée par l’enthousiasme de tout le village, Broc Ô Fées a déroulé, samedi dernier à La Côte-aux-Fées, ses stands dans une ambiance familiale qui a fait sa réputation.
Par ici les petits prix
Chaque week-end précédant la rentrée, Broc Ô Fées anime la place centrale de La Côte-aux-Fées. 24 stands qui serpentent le long de la petite rue, alternant vaisselle, cassettes audio, jouets, vêtements, mais aussi de l’artisanat local.
Côté chine, aucun professionnel, que des gens du coin qui tentent d’offrir à leurs bricoles une nouvelle vie.
Et c’est la foire aux bonnes affaires qui s’inscrit dans une tendance de fond : réutiliser, réparer plutôt que d’acheter neuf.
Olivier, Sophie et les autres
C’est dans cet esprit que Martine et Olivier, de Sainte-Croix, ont installé tables et tente, pour la troisième année consécutive. « Avec le temps, on accumule beaucoup d’objets. Et notre philosophie, c’est de réutiliser. »
Transmettre plutôt que jeter, c’est aussi la motivation de Sophie, des Sagnettes. « Je déménage au Portugal. Alors je vide un max. » Jouets, déco, mode, c’est toute une vie qui s’éparpille ici, à de tout petits prix. « Mais on négocie, sinon, ce n’est pas drôle ».
Astuces de chineur
Voilà le grand plaisir de tout chineur : la négoce. Et chacun y va de son astuce. « Attendre la fin de la journée ! Ça les embête de remballer », sourit une femme. « Diviser le prix par deux et remonter progressivement », ajoute un homme. « Ne jamais montrer son enthousiasme » ou « Rester toujours sympa ». Mais c’est sans doute la petite Clara qui a l’astuce la plus convaincante : « Je leur montre que je n’ai que 2 francs. »
Tout le village participe
C’est une brocante qui a ressurgi de ses cendres en 2022, réveillée par trois voisines. « Pendant longtemps, il y avait une brocante organisée par des anciens. Mais avec le temps, l’énergie s’est éteinte et la brocante s’est arrêtée », racontent Fabienne Lambelet et Lise Huguenin.
Le village ronronnait et les copines ont eu envie de réveiller la belle endormie. « Personne ne veut faire partie du comité, mais tout le village participe. »
Montage des tentes, buvette, les habitants s’activent et le village bourdonne. Jusqu’au bout de la nuit, ou presque. « On ne s’arrête qu’à l’extinction des feux, à 23 heures tapantes. »
Esther Freiburghaus









