Concours d’Halloween du Courrier
La maison la plus terrifiante du Vallon, c’est elle !
Vous avez été des centaines à voter sur Facebook pour désigner la plus belle décoration d’Halloween du Val-de-Travers. Jusqu’à la dernière minute, le suspense fut… pétrifiant.
« Ce matin encore, on était scotchés à notre téléphone. Les votes étaient serrés. On s’est complètement pris au jeu. » Et lundi, à 9 h, le Vallon a voté : à une vingtaine de voix près, la maison d’Halloween la plus spectaculaire, c’est celle de Marie-Laure Hamam, à Môtiers, consciencieusement décorée depuis plusieurs jours avec ses amis Christiane et Eddy Jeannet. Et l’histoire est délicieuse. Bien au-delà de simples décorations de citrouilles et de fantômes, elle parle de liens, de communauté. Tout ce que le Vallon aime.
Une fête devenue incontournable
« Tout a commencé en 2015 », raconte Marie-Laure. « Avec des mamans du quartier, on a organisé une petite soirée pour prolonger la collecte de bonbons des enfants. » Quelques tables, quelques pâtisseries, devenues, onze ans plus tard, un rendez-vous incontournable du village. Le décor est spectaculaire : château fort, squelettes, araignées, sorcières, chauve-souris… sur les façades, dans le jardin, jusqu’à la petite place du Tilleul qui jouxte la maison.
Marie-Laure a la déco dans le sang. Elle imagine. Christiane et Eddy créent. « Que du fait maison, on n’achète pas ces trucs sur les sites chinois. »
Des morts-vivants et du cœur
Samedi, près de 100 personnes étaient là, entre toiles d’araignée et morts-vivants, à déguster soupe à la courge (25 l), vin chaud (14 l), madeleines en forme de cerveau et autres pâtisseries aux airs de vers gluants. « Tout est offert, les gens donnent s’ils le souhaitent, mais nous, on fait ça pour la convivialité. C’est un peu la dernière fête avant de rentrer chez soi et d’hiberner pour l’hiver. »
À ceux qui reprochent à Halloween de n’être qu’une fête commerciale, Marie-Laure, Christiane et Eddy répondent communauté, partage. « Et on a déjà plein d’idées pour l’année prochaine. » On en frissonne déjà.
Esther Freiburghaus






© Mathieu Hofner

