Changement d’heure
C’est l’heure du pain des Horlogers !
Deux fois par an, lorsque les horloges avancent ou reculent, le Vallon renoue avec une tradition gourmande : le pain des Horlogers. Une spécialité en édition limitée pour fêter le changement d’heure et, peut-être, remporter le gros lot. Car ce pain-là cache un trésor.
Il y a ceux qui sont venus spécialement pour lui, comme Marcel, qui a pris la précaution de le réserver la veille. « C’est pour le déjeuner », sourit-il. « Mon frère et ma belle-sœur m’ont assuré qu’il était délicieux. » Et il y a ceux qui n’aiment pas changer leurs habitudes, comme Maël. « Je prends toujours les mêmes pains. Parce qu’ils sont délicieux et parce que je suis… assez traditionnel (rires) ».
Ce samedi matin, à la boulangerie Knöpfel de Travers, les clients se succèdent. Mais peu d’entre eux ont entendu parler de ce « pain des Horlogers ». « Je ne savais même pas que ça existait », s’étonne Jean-François. « C’était marqué dans le Courrier ? Ah ben voilà, je ne l’ai pas lu. »
Dix ans de gourmandise
Depuis 2016, le pain des Horlogers fête, deux fois par année, le changement d’heure dans un Val-de-Travers autoproclamé « Capitale mondiale du changement d’heure. »
Roland Knöpfel en a confectionné 270. Un « pain aux céréales, légèrement sucré parce qu’on y intègre du miel. » Façonné en couronne, il est surmonté d’une fine couche de pâte mi-blanche qui symbolise le cadran d’une montre… et lui apporte un croustillant irrésistible. « Beaucoup de clients l’attendent. En principe, je vends tout », se réjouit le boulanger.
Un pain aux trésors
Si ce pain a un tel succès, c’est aussi parce qu’il cache un trésor. 16 fèves, dissimulées dans les 870 pièces confectionnées, ce week-end, par les trois boulangeries participantes ; Knöpfel donc, mais aussi Saveurs Gourmandes et Vuissoz.
À qui trouve la fève, un bon de 100 Val à dépenser dans les commerces de la région, en partenariat avec les grandes entreprises horlogères de la vallée.
Roland Knöpfel attend ce moment, chaque année, avec une certaine gourmandise. « C’est une recette qu’on n’a pas dans notre assortiment, ça fait du changement et les gens aiment bien quand ça bouge. »
Le goût de l’aventure a-t-il porté chance à Marcel ? Mystère… Mais ici, au Courrier, pas de fève cette année. Tant pis. La dégustation fut douce et croustillante. Vivement l’heure d’été !
Par [Esther Freiburghaus]
Le Courrier en images
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