2e ligue
Le piège était clairement identifié et pourtant on y a glissé dedans des deux patins
L’entraîneur Thibaut Creuze a fait cette remarque lors de l’interview de fin de match. « Au 1er tiers nous avons parfaitement respecté le plan de jeu mais avons commis une faute offensive flagrante en ne marquant pas. Avec 22 tirs, peu importe le gardien, on doit mettre la rondelle au fond ! »
Les protagonistes des 20 premières minutes furent : le plan de jeu du CP, l’ancien cerbère des Chats Sven Moritz et la réussite. Voilà un dernier rempart qui sait la provoquer et entrer dans l’esprit de ses adversaires. Le meilleur exemple se déroule à la 19e minute lorsqu’une mauvaise passe met un attaquant fleurisan seul face au gardien qui lit parfaitement l’absence de feinte et met la rondelle au chaud dans sa mitaine. Tout amateur de sport sait que dominer n’est pas un gage de victoire.
Deuxième tiers
Au retour des vestiaires, Delvyn Botteron cède sa place à Evan De la Reussille sans autre raison que l’alternance. L’attente du maigre public est de voir, enfin, les Chats percer la muraille Moritz. Une punition jurassienne offre une excellente opportunité aux Vallonniers qui transforment l’offrande en but. Sur un travail préparatoire conjugué d’Evan Colò et Krister Aeschlimann, le capitaine Florent Marthaler, positionné plein axe à la ligne bleue, envoie un missile qui passe au-dessus de l’épaule gauche du gardien. C’est le but qui concrétise l’application du fameux plan de jeu et, paradoxalement, sa fin. 80 secondes s’écoulent lorsqu’en supériorité numérique Vendlincourt égalise d’un tir du poignet dans un angle très fermé. Le piège tant redouté resserre son emprise et à la 37e, juste au retour d’une pénalité, les Chats sont douchés par le 1 à 2.
Dernier tiers
Pour l’ultime tiers, le plan de jeu du CP doit être réactivé pour retourner le résultat. Malheureusement, on assiste, plus souvent que nécessaire, à des solos de joueurs décidés à être le sauveur. Cette tactique peut s’avérer payante si la rondelle se retrouve bloquée par le gardien. Ainsi, l’engagement se fait tout près de lui et peut déboucher sur une possibilité de marquer. Cependant, si le perforateur se fait chiper le palet, un revirement met ses coéquipiers dans leurs petits patins. Eux, qui faisaient l’effort de venir appuyer leur soliste, se retrouvent obligés d’opérer un demi-tour pour stopper la contre-attaque. À la 45e personne ne parvient à sortir la rondelle de derrière le but de De la Reussille sauf un adversaire qui offre à Nelson Chiquet un triplé.
Jean-Marc Montandon






