3e ligue
Les Chats aiment jouer mais pas en suivant des plans
Peu importe le sport et la ligue, les entraîneurs élaborent des plans de match. Tels des maîtres d’échecs, ils anticipent les actions et réactions de leurs adversaires et créent des schémas. Chaque joueur doit se positionner à une place précise et effectuer un travail précis. Lorsque la mécanique est bien huilée et que chaque rouage tourne rond, c’est un plan parfait. Cependant, si un grain de sable s’introduit dans la belle machine parce que le joueur n’est pas là où il doit, tout s’effondre.
Samedi soir la seconde garniture du CP Fleurier s’est présentée face à une équipe formée de 10 joueurs. Persuadés que ceux du Val-de-Ruz allaient rapidement se retrouver à la rue physiquement, le plan de jeu est resté dans le vestiaire et tout était compliqué. Les schémas n’ont pas été reproduits au rythme voulu et le score est resté vierge jusqu’à la première pause.
Deuxième tiers
Une remontée de bretelles et le rappel de l’importance du fameux plan ont égayé le vestiaire. À la 33e, Romain Gueissaz, aidé par Gilles Langenegger, a fait apparaître le chiffre 1 au tableau d’affichage. Mais 2 minutes plus tard, une pénalité pour Luc Gander a été exploitée en 30 secondes par les visiteurs qui ont donc égalisé. Remettre le plan de jeu en activité n’est pas si facile et les Chats en ont fait l’expérience.
Troisième tiers
Les Vaudruziens montrent quelques signes de fatigue et à la 47e Laurent Gander offre la rondelle à Yann Pellet qui enfile le 2 à 1. Cette réussite aurait pu assommer les joueurs de l’autre val mais ils ont mis toute leur énergie pour recoller au score. À 120 secondes du terme de la partie, le gardien a laissé sa place à un sixième joueur de champ. Les Chats ont alors eu quelques sueurs froides mais sont restés concentrés en se dégageant sans octroyer de dégagement interdit. Le HC Val-de-Ruz aurait alors bénéficié d’un engagement tout près du but des locaux. L’unique sortie de zone avec la rondelle plaquée à la palette a permis à Laurent Gander et Yann Pellet d’effacer le dernier défenseur et de laisser le soin à Raphaël Comment de pousser la rondelle dans le filet déserté.
Auteur de l’ouverture du score, Romain Gueissaz s’est confié : « Nous avons pensé qu’à neuf ils ne tiendraient pas longtemps et nous avons abordé cette rencontre trop à la légère. Dès le deuxième tiers, nous avons travaillé plus fort et cela a fini par payer. »
Jean-Marc Montandon


© Mathieu Hofner




