Robella 4 Saisons
Le Vallon en a-t-il vraiment les moyens ?
Ça bouge pour le projet de Robella 4 Saisons. Le plan de financement vient d’arriver sur le bureau de la Commission de gestion des finances communale qui devra se positionner sur le renouvellement de sa subvention. L’objectif ? Permettre à La Robella de s’adapter au changement climatique en transformant le haut du site et en le reliant avec une nouvelle télécabine. Budget total ? 14,2 millions de francs. Mais le Vallon en a-t-il vraiment les moyens ? On a posé toutes les questions qui dérangent au président de TBRC, Jacques Haldi, qui nous répond… sans langue de bois.
Pourquoi proposer un projet aussi ambitieux ? Y a-t-il urgence à tout changer maintenant ?
La concession de transport du télésiège arrivera à son terme en 2028 : il faut le remplacer ou arrêter l’exploitation. Notre priorité est de ne plus miser sur la neige, les activités hors neige représentant déjà près de 80 % du produit d’exploitation. Nous voulons développer le haut avec un Kids Park, un tapis été-hiver, un Bike Park, un Sentier des cinq sens, une Maison de la forêt et des hébergements insolites. Le téléski sera adapté aux VTT. La télécabine n’est pas le cœur du projet : elle reliera le bas et le haut.
Pourquoi une télécabine ? Un nouveau télésiège n’aurait-il pas été plus raisonnable ?
Le télésiège est lent, exposé aux intempéries et restrictif pour les enfants et les personnes à mobilité réduite. La télécabine sera rapide, abritée et accessible à tous. Semi-autonome et activable à la demande, elle permettra d’étendre les horaires avec moins de personnel.
Le projet coûtera 14,2 millions de francs, dont 4,5 millions à la charge de la Commune. Le Val-de-Travers en a-t-il les moyens ?
À mon avis, oui. La contribution communale passerait de Fr. 27.- à Fr. 22.- par habitant et par an, soit Fr. 50’000.- d’économie annuelle.
Comment un projet plus ambitieux peut-il coûter moins cher ?
En répartissant la charge : 4,5 millions de francs pour la commune, autant demandé au canton, 3,9 millions de francs empruntés par TBRC et 1,3 million de francs à lever auprès d’institutions, d’entreprises et de privés.
Selon vos projections, La Robella sera bénéficiaire dès la première année, passant de 54’000 à 78’000 visiteurs. N’est-ce pas extrêmement optimiste ?
Après nos analyses internes et celles de Talentis Lab, la HES-SO de Sierre a confronté nos chiffres à l’expérience de stations comme Moléson, Vercorin ou Métabief. Ces spécialistes ont confirmé la fiabilité de nos projections.
Que se passera-t-il concrètement si le Conseil général refuse le projet ?
TBRC devrait déposer son bilan, faute de pouvoir remplir ses obligations financières. Le haut du site et le télésiège cesseraient d’être exploités ; seules les activités du bas seraient maintenues.
Qu’est-ce que cela signifierait pour le Val-de-Travers et la région ?
Je laisse tous les amoureux de La Robella répondre à cette question.
Esther Freiburghaus





Durant quatre jours, Max Hugelshofer, Sylvie Kropf, Alexandra Rozkosny et Lukas Ziegler ont pris leurs quartiers à l’hôtel de l’Aigle à Couvet». (de g. à d.)



