Rabov
Littérature et IA : l’affaire N°1
La littérature francophone vit son premier scandale de l’intelligence artificielle. Un compte anonyme sur les réseaux sociaux a déclaré que le roman coup de poing de la rentrée littéraire, périple migratoire à la première personne, du Canado-Haïtien Thélyson Orélien, déjà lauréat du prix du roman FNAC, était largement écrit avec l’aide de l’IA. Selon le programme Pangram, la prose de « C’était ça ou mourir » serait sans aucun doute d’origine artificielle. Trop de phrases, métaphores, comparaisons et répétitions chocs, comme le font les machines.
L’écrivain s’est défendu en arguant que sa tradition haïtienne était riche d’oralité et en fustigeant des modèles d’analyse basés sur les carcans de la littérature classique. Or, ces derniers jours, des accusations de plagiat pour d’anciennes publications sont venues s’ajouter aux griefs d’Orélien qui a été retiré de la sélection du prix Goncourt.
Une première victoire dans la lutte contre l’IA ? Pas si vite ! Un des administrateurs du compte accusateur est un chroniqueur et polémiste de droite conservatrice en vue affirmant vouloir défendre la vraie littérature. Mais le sujet du livre ou les origines de l’auteur seraient-ils la raison de cette diffamation ?
Défense des poètes ou cabale savamment organisée ? Affaire à suivre…



© Priscilla Krebs pour le Cercle scolaire de Val-de-Ruz
