Cette forme interactive de l’art, cette dynamique entre l’œuvre, le public et l’environnement… Car l’art ne doit pas toujours plaire. L’artiste ne cherche pas à séduire mais plutôt à faire sens. À interpeller, à interroger, à déranger… À échanger et à débattre!
Chapitre 13 : les « sauvages »
C’est devenu une tradition ! À chaque édition, fleurissent les œuvres de toutes sortes qui ne figurent pas dans le catalogue officiel de la manifestation. Lors des premières éditions, il s’agissait plutôt de réactions tantôt humoristiques, tantôt de vraie mauvaise humeur, comme pour se gausser de certains artistes. Ces manifestations, sauvages et tolérées à la fois, appartiennent désormais à la tradition de l’exposition. Peut-être même sont-elles attendues ! L’art en plein air…
Philippe, lui, n’a rien d’un sauvage. Il est un artiste au sens plein du terme ! Même s’il convient de franchir la barrière de sa réserve et de son « quant à soi ». Après quoi, la relation s’engage, dans la confiance et la transparence. Et la richesse du personnage vous pénètre, vous envahit, vous oxygène. Certes, il en est que son « parler-vrai » effraie. Un peu à l’image de son art… Pendant que d’autres sont séduits, en quête d’une même liberté de dire et de penser, d’une telle franchise. Philippe est sans artifice. À l’image de son art, le matériau est brut, l’expression est tendre… Humaine. Faites sourire Philippe et vous découvrirez toute la tendresse qu’il conserve en son for intérieur. Son « Je t’aime », inscrit dans Art Môtiers et un environnement idéal, est tout simplement, très fort. Ou comment transformer un matériau brut en une expression poétique !
Ainsi, Philippe permet à cette belle tradition de perdurer. Grâce à Lucien qui lui a offert un environnement « pastoral », des animaux tout heureux de côtoyer des humains amoureux.
Toutes ses qualités au service d’une cause. Au service de l’art…
Chapeau bas, l’ami.
Martine






