Musique
Carrossier le jour et disc-jockey la nuit
Depuis février 2025, Mike Jeune et l’association Sibersound, sise à Fleurier, proposent leurs services de DJ et d’animation musicale. Rencontre avec un carrossier-taulier de métier qui aime la fête et faire partager sa passion.
Si vous étiez à la dernière Fête du froid, à la soirée du 1er mars 2025 à La Brévine ou au 1er août au lac des Taillères et que vous avez prolongé la soirée, vous devez l’avoir entendu. Derrière les platines, il y avait Mike Jeune, alias DJ Mikoretro, et son association Sibersound. « L’association s’était créée un peu dans la précipitation car on avait cette soirée du 1er mars, mais cela a permis de se lancer », relève Mike Jeune, cofondateur de cette association de disc-jockey et d’animation musicale avec deux camarades, ainsi que son épouse.
Cette demande pour la fête cantonale fut un déclic pour le trentenaire, désormais résident de Fleurier, qui « mixait » depuis l’âge de vingt ans. « Je connais mon époux depuis quinze ans. Chez lui, j’ai dû trouver une place entre les boules à facettes, les spots et les platines », rigole Angélique Jeune, secrétaire de l’association, car c’est elle « qui fait le moins de fautes d’orthographe ». Le disc-jockey amateur confirme qu’il a toujours voulu faire danser le public et mettre l’ambiance, par la musique, dans une assemblée.
Des vallées qui « bougent »
Avant 2025 et Sibersound, Mike Jeune mixait déjà dans un collectif dans la vallée de La Brévine, mais le groupement a fini par se séparer. Comme il l’explique, l’après Covid était très intense et il a fallu choisir entre les priorités, entre les autres activités et obligations personnelles. Pourtant, le virus reprend vite. « Dès la demande du 1er mars, l’idée de recréer quelque chose avec deux amis s’est imposée », avoue Mike Jeune. L’idée, c’est donc Sibersound et les amis sont Grégoire Huguenin et Michael Briche. Le premier est une connaissance de toujours, puisque Mike Jeune a fait son apprentissage de carrossier-taulier dans l’atelier de son père. Le second est un ami plus récent, rencontré via l’activité de DJ.
« Greg s’occupe principalement des shows lumineux », développe Mike Jeune. « Michael est lui un DJ assez hardstyle ». Ainsi, Mike s’occupe plus des demandes « grand public » et son compère de celles plus « spécifiques ». Réunis au sein de l’association Sibersound, les trois amis tentent d’avoir une meilleure visibilité. Car la « scène vallonnière » en matière de DJ est déjà riche, comme le reconnaît Mike Jeune. Mais celui qui désire depuis l’enfance faire le « disc-jockey, comme on disait à l’époque », demeure confiant. « Nos vallées ont beaucoup de manifestations, cela bouge, donc il y a des opportunités », estime-t-il, en ajoutant que son style correspond bien aux fêtes villageoises. « Des morceaux populaires qui plaisent au plus grand nombre », précise-t-il. Pour exemple, le DJ amateur cite des morceaux des années 80 ou 90, ses « années de prédilection ».
Aimer faire danser
Dans cette activité-passion, Mike Jeune apprécie beaucoup officier lors des fêtes de mariages. « C’est un beau challenge de rendre inoubliable ce moment, où les gens restent longtemps car la musique est bonne », détaille-t-il, en ajoutant aimer particulièrement la préparation de l’événement. « C’est toujours intéressant de discuter de l’animation musicale avec les futurs mariés, voir ce qu’ils désirent pour ce jour spécial », explique Mike Jeune. Et pour le DJ, la vraie satisfaction réside dans le fait de constater la joie des invités et du couple du jour.
Si Mike Jeune compose aussi quelques morceaux qu’il met en ligne, il sait bien qu’il ne sera jamais une star des platines, mais n’arrêtera pour rien au monde. « Si je peux faire danser les personnes, voir dans leurs yeux qu’elles sont heureuses de la soirée, c’est top », admet-il, sachant que cette activité ne sera jamais son activité principale. D’autant plus qu’une telle passion pèse sur la vie de famille de ce père de trois enfants. Son épouse reconnaît que les week-ends peuvent paraître chargés avec un mari absent les vendredis ou samedis soir. « Mais à six heures du matin, c’est lui qui s’occupe des enfants ! », rigole Angélique Jeune. Ce qui peut être rude lorsque l’on s’est couché à quatre ou cinq heures.
Gabriel Risold



Un train spécial de RVT-Historique passe devant les bâtiments rénovés des Mines d’asphalte, lors d’un trajet entre Les Verrières et Fleurier (24.04.2022). © B. Francey
Nouveau conservateur-adjoint du MRM, Loïc Beck a fait visiter au Courrier du Val-de-Travers hebdo la petite exposition des pièces du musée à la Noctule, à Champ-du-Moulin, à côté d’une autre « Maison Rousseau » que celle de Môtiers

