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Vous êtes ici : Accueil1 / rubriques2 / Chroniques3 / Alexandre Iseppi: premier bilan à la tête du dicastère du personnel, de...
Politique
4 septembre 2026

Alexandre Iseppi : premier bilan à la tête du dicastère du personnel, de la jeunesse et de l’enseignement

Entré en fonction le 1er juin dernier au Conseil communal de Val-de-Travers, en remplacement d’un collègue PLR ayant démissionné pour raisons de santé, Alexandre Iseppi reprenait l’un des dicastères les plus exigeants de l’exécutif : le dicastère du personnel, de la jeunesse et de l’enseignement (DPJE). Un peu plus de deux mois après son entrée en fonction, il dresse un premier bilan.

Une reprise en douceur, un fonctionnement resserré

« Ce qui m’a le plus surpris, c’est le nombre de décisions qui remontent au quotidien jusqu’au Conseil communal, alors qu’une partie devrait relever du travail des services », relève Alexandre Iseppi. Depuis son arrivée, il responsabilise davantage les chefs de service et recentre le rôle de l’exécutif sur les orientations stratégiques. « Le rôle du Conseil communal est de fixer le cadre et de trancher les situations réellement complexes, pas de gérer les affaires courantes à la place des services. »

Au sein de l’exécutif, le fonctionnement collégial s’est aussi resserré : « La collaboration est excellente, on échange beaucoup entre collègues sur nos dossiers respectifs, tout en gardant l’autonomie de décision propre à chaque dicastère. »

Une charge de travail lourde pour l’exécutif

Le DPJE couvre à lui seul le personnel communal, l’école et l’accueil de l’enfance — soit plus de la moitié des effectifs de la commune. À ce poids s’ajoute une charge institutionnelle rarement visible : le Conseil communal doit assurer une représentation dans plus de 140 commissions, associations et organismes, soit plus de 400 séances par an pour cinq membres.

S’y ajoute une tension récurrente avec le Canton sur le financement de l’école inclusive : « On nous confie des enfants qui devraient parfois bénéficier d’un encadrement spécialisé, sans nous donner les moyens de les accompagner correctement en classe. C’est un combat que je compte mener
avec détermination auprès du Canton. »

Des dossiers concrets sur la table

Parmi les chantiers en cours figure l’optimisation du Service de l’accueil de l’enfance (SAE). Son financement reste un point de friction avec le Canton : « Le tarif journalier reconnu par le Canton, actuellement très en dessous du coût réel dans les structures comparables. Avec des normes d’encadrement parmi les plus strictes de Suisse, l’équation ne peut pas fonctionner sans un rattrapage. C’est l’un de mes chevaux de bataille. »

Du côté de l’école, deux priorités se dégagent : l’accompagnement des élèves en difficulté pédagogique ou comportementale — un phénomène en nette augmentation — et la lutte contre le harcèlement, à laquelle le conseiller communal souhaite consacrer une attention particulière, notamment par la prévention.

Un dicastère vaste
mais cohérent

Sur le périmètre de son dicastère, Alexandre Iseppi défend sa cohérence : « Réunir le personnel, l’enseignement, la jeunesse et l’accueil de l’enfance dans un seul dicastère est exigeant, mais logique. L’école et les structures d’accueil représentent à elles seules plus de la moitié du personnel
communal : pouvoir traiter ces sujets ensemble, sans naviguer entre plusieurs dicastères, est un vrai atout. »

Priorités pour la suite de la législature

Pour la suite de son mandat, Alexandre Iseppi souhaite une recherche constante d’efficacité et d’économies, sans se reposer sur les acquis. « Je n’agis pas en pensant à ma réélection : je préfère avoir la conscience tranquille d’avoir fait ce qui me semblait juste. »

Finalement, il souhaite laisser un message aux habitants de notre commune : « Nous avons la chance de vivre au Val-de-Travers. Toutes nos décisions ne satisferont pas tout le monde, mais elles sont prises pour le bien commun et pour l’avenir de notre région ! »

PLR

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