Fête de district des musiques
Six fanfares en osmose sous une seule et même bannière
Saint-Sulpice, Noiraigue, Travers, Les Verrières, Fleurier et Môtiers sous le même maillot, ça ne s’est pas fait au foot mais ça s’est fait en musique ! « Plus de 60 musiciens et musiciennes qui défilent ensemble, sous la même bannière, c’était impensable il n’y a pas si longtemps encore et pourtant on l’a fait », félicite Joël Piaget, vice-président de l’Harmonie de Môtiers, organisatrice de cette édition de la fête de district des musiques.
Samedi dernier, ils l’ont fait : défiler ensemble dans les rues de Couvet au sein d’un grand et même cortège. « Seul bémol ? On aurait aimé un peu plus de spectateurs mais il faut dire que les manifestations étaient assez nombreuses ce week-end-là », réagit Joël Piaget. Le spectacle était pourtant au rendez-vous avec également l’harmonie de première division fribourgeoise « L’Avenir du Mouret » qui ouvrait la route. On trouvait ensuite les différentes bannières des sociétés de musique du Vallon, l’école de musique de l’Harmonie de Môtiers et le reste du peloton dans lequel les uniformes variés n’ont pas empêché de se réunir derrière une même partition. Joli symbole !
Pourquoi la fête de district est importante ?
Très belle, la fête avait déjà commencé le soir précédent lors du repas de soutien qui a vu « Les Petits Chanteurs à la gueule de bois » honorer leur réputation d’animateurs hors pair, selon plusieurs personnes présentes. « Un concert acoustique durant lequel ils se sont mêlés à des convives enchantés. » Le lendemain, ce sont les écoliers covassons qui ont ouvert les festivités à la salle de spectacles « d’abord timidement puis crescendo jusqu’au bis sur une énergique histoire de cow-boy chantée avec ardeur. » Cette même ardeur passionnelle s’est retrouvée dans les chorégraphies de l’école de « Caro Danse » et dans les discours des intervenants de la partie officielle qui ont tenu à saluer la pérennité des fêtes de district, le rôle important des sociétés de musique dans la vie des villages ainsi que leur engagement pour la jeunesse. Ce sont d’ailleurs les « P’tits Loups de Môtiers » qui ont assuré les intermèdes musicaux.
Bref, si les districts n’existent plus sur notre sol, nos fanfares ont parfaitement rempli leur rôle d’acteur de cohésion et d’unité entre les différents villages de notre région. Et ça, ça se fêtera encore longtemps, espérons-le!
Kevin Vaucher
La Fête de district des musiques, c’est quoi ?
C’est une rencontre bisannuelle des fanfares du Val-de-Travers, organisée à tour de rôle par chaque société. Les districts n’existent plus dans le canton mais la fête perdure malgré tout, « ce qui permet de maintenir le lien entre les différentes sociétés, de jouer ensemble, de partager des anecdotes et… un verre mais aussi d’aller au contact du public dans le village de l’une ou de l’autre fanfare », détaille Joël Piaget.




© SCT_MYVisual
Raphaël Pedroli, Lionel Aebischer et Frédéric Erard forment le groupe des Petits Chanteurs à la gueule de bois
La présidente de la Fondation présente Konstantina