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Derrière le «décor», une énorme machine à faire tourn...
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14 mai 2026

AR Mood Festival

Derrière le « décor », une énorme machine à faire tourner !

Dans l’article précédent, on a évoqué la question de la gratuité du festival et des têtes d’affiche avec le président Mike Cortese. Aujourd’hui, on passe une tête côté coulisses en nous penchant sur tout le travail de l’ombre qui a lieu en amont de l’événement. Le responsable des infrastructures, Daniel Cortese, évoque le développement progressif mais constant du site alors que la vice-présidente et responsable des bénévoles, Franziska Vuille, évoque un autre poste clef dans la réussite du festival : l’humain ! 

Photo archives 2024

Pour nous, simples festivaliers, l’AR Mood se résume aux trois jours d’ambiance et de fête sur la place de Longereuse. Et si tout est bien huilé et semble fluide, c’est « normal ». Mais en réalité, si tout se passe bien le jour J, c’est surtout grâce à un énorme travail réalisé en amont, parfois jusqu’à 12 à 14 mois avant une édition : « Nous devons être proactifs pour bénéficier du matériel dont nous avons besoin chaque année, notamment auprès de nos gros prestataires comme André Müller SA. C’est l’entreprise fribourgeoise chez qui on passe commande pour la grande tente du festival. Bien sûr, on travaille prioritairement avec des entreprises de la région pour tout ce qui est possible. Mais dans ce domaine, c’est lui qui a le monopole dans toute la Suisse », confie Daniel Cortese.

Infrastructure : un gros tiers du budget

La tente est l’élément parfait pour illustrer le développement de l’événement : « Le budget consacré à l’infrastructure a grimpé petit à petit, avec le budget global de la manifestation. Il était d’abord de 25’000 francs puis de 65’000 francs avant de passer à 110’000 francs cette année. Pourquoi ? Car on a agrandi encore l’espace à disposition avec une structure qui passera de 1070 à 1440 mètres carrés et près de 10 mètres de hauteur ‹sous plafond ›. » Année après année, le festival a étendu ses tentacules et le plan du site a dû être revu en conséquence : « La gestion de l’espace est au cœur du travail de mon équipe. Nous avons réussi à renforcer la sécurité tout en accueillant davantage d’artistes. Et qui dit plus d’artistes dit aussi plus de loges. Nous en avons donc recréé plusieurs de 15 à 30 mètres carrés. »

Une deuxième scène depuis l’édition 2025

Un effort a également été porté sur le côté « déco » de ces loges : « Comme pour le public, notre objectif est que les artistes se sentent bien, dans un endroit cosy », pose Daniel Cortese. Mais l’une des plus grandes évolutions est sans doute l’ajout d’une seconde scène, mobile, à partir de la 4e édition (2025). « Il faut maintenant 4 semi-remorques pour apporter les scènes sur place. Pour le reste, le transport est plus simple puisque nous travaillons avec des prestataires locaux comme Roxayde et Soundpatch. Tout est très fluide. Le plus complexe est de parvenir à avoir tout le matériel en même temps pour ne pas prendre du retard dans le montage qui démarre deux semaines avant l’événement. »

Montage/démontage : une semaine de vacances « sacrifiée »

Les phases de montage et de démontage du festival nécessitent à elles seules l’intervention d’environ 150 personnes. « Cela représente plus de 1000 heures de travail », détaille la vice-présidente de l’AR Mood Franziska Vuille. « La présence de toutes ces personnes est d’autant plus appréciée que le festival n’a pas encore commencé et que c’est un travail de l’ombre, loin des artistes et de l’ambiance du week-end de la manifestation. » Franziska Vuille évoque aussi la chance d’avoir noué une collaboration avec Alfaset qui fournit des membres en renfort. Le comité donne aussi de sa personne puisque certains membres « sacrifient » une semaine de vacances à cette fin et pour votre bon plaisir. Peut-être que vous aurez une petite pensée pour eux lorsque vous vous trémousserez prochainement sur Oesch’s Die Dritten ou Carrousel…

Kevin Vaucher

La pire crainte des organisateurs, c’est…

La pire crainte des organisateurs, que la scène s’écroule ou que la tente s’effondre sur le public ? « Pas forcément, la pire crainte vient des éléments naturels comme une tempête qui propulserait des éléments sur la foule. Depuis Festi’neuch et les événements de Crans-Montana, on a fait évoluer notre concept de sécurité vers quelque chose de plus complet et encore plus précis », affirme Daniel Cortese.

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