Une première historique
Il y a cinq ans, le Covid immobilisait les marcheurs !
Rappelez-vous de ce que tout le monde aimerait oublier : les années Covid ! La frénésie qui a entouré la pandémie a entraîné bon nombre de premières fois. Parmi elles, certaines ont été historiques, comme l’immobilisation forcée des marcheuses et des marcheurs lors de l’édition 2021 du 1er mars. Jamais cela n’était arrivé depuis l’instauration de la marche en 1985.
Au moment de prendre cette décision difficile, les organisateurs ne cachaient pas avoir tout tenté pour ne pas freiner le puissant élan populaire de la marche du 1er Mars : « Nous avons cherché des alternatives jusqu’au dernier moment et nous espérions passer entre les gouttes. » Des vœux et des efforts finalement vains. Les marcheurs avaient tout simplement fini par être priés de rester chez eux.
2020 : ça passe de justesse pour la marche
En regardant un peu dans le rétroviseur, on se rend compte que le couperet sanitaire n’était déjà pas passé loin un an plus tôt. C’est en février – mars 2020 que la Suisse vivait les premiers impacts majeurs de la pandémie. Le Conseil fédéral avait décidé d’agir graduellement, se calant sur le rythme de propagation du virus. Le 28 février, il avait ainsi interdit les rassemblements de plus de 1000 personnes. Ouf ! Les participants au grand événement cantonal respiraient et un nombre record d’inscrits (près de 1000) avait été recensé par le comité d’organisation. Tout cela sous la menace d’un premier confinement. Quelques jours plus tard – le 13 mars 2020 – toutes les manifestations publiques de plus de 100 personnes avaient d’ailleurs été interdites…
2021 : le monde en pleine crise
Il n’en demeure pas moins que les règles étaient très strictes en 2020 et cela avait eu des conséquences plutôt gagnantes sur le plan écologique lors de la marche : « C’était une édition particulièrement marquante par son contexte. On avait senti une réelle prise de conscience collective de vivre un grand moment ensemble. Au niveau des ravitaillements, toute la vaisselle était compostable. Des associations avaient collecté plusieurs kilos de déchets le long du parcours », évoquait-on dans la presse.
La manifestation avait eu moins de chance en 2021 puisque le monde était en plein dans la crise sanitaire et il n’était plus question d’accorder une trop grande liberté de circuler. C’était le « bon temps » (ironiquement parlant bien sûr) des pass-Covid et des calculs du nombre de personnes dans une même pièce…
Un regain d’intérêt post-Covid
Une action symbolique avait toutefois eu lieu en 2021 à l’initiative de quelques irréductibles. Un petit groupe de marcheurs, issus de professions particulièrement impactées par les restrictions sanitaires, avait rejoint le château de Neuchâtel depuis Pierre-à-Bot.
Arrivés à la Collégiale, ils avaient alors eu quelques minutes pour livrer leurs difficultés professionnelles et économiques à la présidente du Conseil d’État d’alors, Monika Maire-Hefti. Ce coup d’arrêt n’a en rien affecté l’attrait de la marche du 1er Mars. Au contraire, un regain d’intérêt semble même se dessiner avec notamment des records d’affluence lors de l’édition 2024 (1750 inscrits) puis de celle de 2025 (2300 participants). Fera-t-on encore mieux cette année ?
Kevin Vaucher



Photo archives


Milo, Hinouk et Léna 