Une légende et une invention
Halloween avec le VVT
L’origine de la fête d’Halloween remonte à plus de 2000 ans lorsque les Celtes de Grande-Bretagne célébraient la fête du Samain vers le 1er novembre. Cette date marquait la fin de l’été, la fin des récoltes et le début de la saison sombre. Au 18e siècle, dans ce même pays, les premières étapes de la création du chemin de fer s’enchaînèrent. Quoi de plus normal alors que l’association du vapeur du Val-de-Travers organise une superbe fête d’Halloween ?
Du hangar aux wagons en passant par la locomotive, tout a été décoré avec minutie. Les membres de l’association du vapeur Val-de-Travers ainsi que les bénévoles, magnifiquement grimés, ont proposé des activités pour les enfants, des voyages en train et deux incroyables trains-fondue, samedi et dimanche derniers.
Samedi
Le train du matin a connu un taux de remplissage plus important que celui de l’après-midi mais les voyageurs ont apprécié cette découverte. « Je suis contente que le passé vive encore grâce à des bandes de passionnés telles que l’équipe du VVT. Les wagons sont très bien décorés et celui qui propose un bar est tout simplement magnifique. » C’est avec un grand sourire que cette quinquagénaire a quitté le quai.
Des tatouages, éphémères, ont été choisis par des enfants qui les ont forcément exhibés avec fierté. Le vin chaud a été grandement apprécié par les plus grands.
En début de soirée, le train rempli d’amateurs de planches apéro et de fondue s’est élancé dans la nuit.
Une Vaudoise confia à sa voisine : « Lorsque j’étais gamine, je montais tous les jours dans un wagon similaire à celui-ci. Nous grimpions sur les porte-bagages et attrapions la casquette du contrôleur. Quel beau souvenir ! »
Dimanche
Malgré le manque de sommeil, toute l’équipe du VVT et ses bénévoles ont préparé les tables pour le second train-fondue. Là encore, toutes les places étaient occupées et l’ambiance n’a pas tardé à prendre son rythme de croisière.
À leur retour à Saint-Sulpice, plusieurs personnes sont restées encore assises de longues minutes avant de descendre. Tous les avis recueillis tendent vers la même réponse : super !
« Nous venons régulièrement et, comme d’habitude, tout a été parfait. Bravo pour cette organisation et la qualité des produits servis. » C’est en ces mots que Jean-Marc, habitant de Bevaix, s’est confié en descendant du wagon bar. « Nous sommes venus avec un groupe en car depuis Fribourg et nous avons pris énormément de plaisir. La fondue fut parfaite même si ce n’était pas avec du vacherin ! » Pour titiller Jacqueline, un Bayardin lui asséna : « pour une fois, vous avez mangé du bon fromage !!! »
En moins de 20 minutes, toutes les traces du repas, sauf l’odeur du fromage, furent nettoyées afin que la dernière balade de l’année puisse partir à l’heure avec une très belle fréquentation. Durant ce laps de temps, la locomotive fut bichonnée par le mécanicien qui contrôla tous les éléments nécessitant de l’huile. Si ces machines donnent l’impression de n’être qu’un amas de tôle et de fonte, elles sont, en réalité, des véhicules nécessitant une extrême attention. Dominique, le président du VVT, apporta quelques précisions : « Il faut compter 5 heures pour que la loco soit opérationnelle. On utilise de la houille pour nourrir le foyer et il faut un mécanicien en activité dans une des compagnies ferroviaires de Suisse pour conduire. Il doit connaître le trajet sur le bout des doigts afin d’en maîtriser toutes les subtilités. »
Jean-Marc Montandon






















Sur la photo de gauche à droite : Gabriel Uelligger (président FSB), Cecilia Miuccio, Andréa Mettraux, Naokie Rey, Olivia Rey, Thierry Page (coach)