Un été dédié à l’art
Les Mascarons ont annoncé la couleur vendredi soir !
Quelques heures avant le début officiel d’Art Môtiers, vendredi soir dernier, c’est dans les mythiques Mascarons que la création a posé ses valises pour un été qui s’annonce particulièrement prolifique au village. Avec le spectacle Éléphants roses et Cie, le théâtre vallonnier a annoncé la couleur et le ton à travers différents contes et histoires.
C’est autour d’une bonne bouteille de vin (un accessoire de décor ou non ? Personne n’a voulu briser le silence autour de ce mystère…), que Carinne Demartini (qui préfère les cocktails), Begonia Velardi et Jean-Pierre Carrel ont mis l’art oratoire en bouteille. Leur truc ? Une suite de contes à travers lesquels chacun et chacune peut exprimer sa sensibilité face à certains sujets aussi variés que la mort, l’amitié, la confiance et… l’apéro évidemment.
Un « manège émotionnel » bien huilé
La soirée a débuté avec une histoire assez haut perchée autour de Jupiter, de squelettes et de la conception du vin contée par Carinne. Jean-Pierre a ensuite pris le crachoir pour évoquer l’histoire d’un marin qui refuse de payer son muscadet dans un boui-boui en jouant sur les mots du quotidien que l’on utilise sans même plus s’attarder sur leur signification.
« Donner quelque chose » revient-il à offrir cette chose à quelqu’un ? Vaste question digne d’un bac philo sans doute ! Begonia s’est voulue plus soft pour son premier récit autour d’un chat et d’une souris. Et comme vous vous interrogez sûrement sur l’issue de l’histoire : OUI, le chat a fini par manger la souris, pas de bol. Dans ce spectacle, les minutes passent, les histoires défilent et les émotions s’enchaînent. Tristesse, joie, douleur, rires, attendrissement… : un véritable grand huit d’émotions, en version condensée. Un « manège émotionnel » bien huilé sur lequel les visiteurs d’Art Môtiers risquent bien de monter en passant d’œuvre en œuvre dans le reste du village durant les trois prochains mois. Le plus beau dans tout ça est que vous n’avez même pas besoin d’alcool pour vivre un tel condensé d’émotions. Ou aurait-on plutôt dû dire cocktail d’émotions ?
Kevin Vaucher








