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Jamais la mort d’un chat n’aura fait autant réflé...
Chroniques
20 février 2026

Théâtre des Mascarons

Jamais la mort d’un chat n’aura fait autant réfléchir

Une table, deux chaises, une nappe (vieille et moche), une lampe (tout aussi d’époque), quelques ustensiles et un clavier pour faire de la musique : voilà à quoi se résumait le « décor » de Lettres au chat, dimanche, au théâtre des Mascarons de Môtiers ! Tout le reste est passé par le jeu de Clémence Mermet et Timothée Giddey. Pour une pièce joliment perchée autour de la mort d’un chat ? Pas seulement ! Pour une vraie performance théâtrale.

Ambiance de façade solennelle après la mort du chat Pépin. En réalité, un joli prétexte pour aller piocher dans nos profondeurs grâce à Clémence Mermet et Timothée Giddey. 

Ici, le mot performance prend tout son sens. Sous prétexte d’un événement tragique – la mort d’un chat appelé Pépin –, le duo doit réussir à créer une atmosphère et captiver l’intérêt du public en lisant des lettres. Ces lettres, ce sont celles des membres de la famille qui l’ont connu mais aussi celles d’objets avec qui Pépin a été en contact (sa gamelle, son coussin bleu,…). Pour donner du corps à ce défi d’apparence simple ou simpliste, Clémence et Timothée sont tour à tour musiciens, bruiteurs et bien sûr conteurs. Le « tout » tient grâce à leur complicité sur scène.

Soixante minutes de « lâcher-prise » offert en cadeau

S’installe alors une ambiance faussement lourde, remplie d’absurde et de 4e degré (au moins). Ce fait quotidien (la mort d’un animal de compagnie), ce « petit rien » diront certains, se transforme petit à petit en terrain propice à la poésie et à la légèreté. Mais surtout, un terreau propice à la réflexion et à l’introspection, pourquoi pas ! Durant 60 minutes, le duo a réussi à plonger chaque spectateur dans un « faux rythme », loin de la frénésie de la vraie vie. Comme un cadeau offert à leur public, ils lui ont offert un espace de lâcher-prise pour se questionner sur différents thèmes comme la solitude, la maternité, la quête de soi, le deuil et le besoin de changement. L’air de rien, avançant à pas de félin, de nouvelles couches de lecture et de compréhension ont apporté de la profondeur aux récits. Et si toutes ces lettres ne s’adressaient pas vraiment au chat en fin de compte ?

Kevin Vaucher

L’avis d’un couple de spectateurs

« Cette performance était drôle, pleine de tendresse et légèrement déjantée. Pour imaginer ce qu’une gamelle pourrait écrire à son chat lorsqu’il meurt par exemple, il faut une certaine audace créatrice. Et puis, il faut aussi réussir à tenir la salle grâce à l’interprétation des textes et l’incarnation des mots, ce qui a été fait durant une heure. Un vrai dépaysement ! » Clémence Mermet et Timothée Giddey boivent du petit lait…

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