Sécurité sanitaire au Val-de-Travers
Selon ArcInfo du 29 janvier dernier, le projet d’un hôpital centralisé au Val-de-Ruz est ressorti des tiroirs. Mais ce n’est pas tout, il semble que le Smur serait également centralisé au Val-de-Ruz. C’est inquiétant pour nos services ambulances et Smur. Il me semble que la sécurité sanitaire a déjà diminué depuis quelques années au Val-de-Travers.
Jusqu’en 2010, trois ambulances étaient assurées 24h/24. Sauf erreur, le premier Smur de Suisse a vu le jour au Vallon au début des années 1990 déjà, avec des médecins du Vallon et le véhicule du Smur conduit par un ambulancier.
Après la fermeture de l’hôpital de Couvet, transformé en polyclinique, le Smur a été rattaché à la polyclinique avec un médecin Smur du RHNE. La polyclinique de Couvet assurait alors un service 24h/24 pour les urgences. Maintenant, celle-ci n’est ouverte plus que de 8 h à 20 heures. Des patients du Vallon préférant se rendre aux urgences à Neuchâtel ou à Sainte-Croix, rappelons-nous une réalité normale et économique, une prestation sous-utilisée est appelée à disparaître.
Mon inquiétude se porte donc sur le maintien de notre polyclinique et des services d’urgences, Smur et ambulances.
Après 2010, il a été décidé de n’avoir plus que deux ambulances la journée et une la nuit, soit une diminution de prestation du service d’ambulances réduite de moitié par rapport à avant 2010. Cela signifie concrètement que pratiquement toujours avant 2010 une ambulance et le Smur intervenaient dans les cinq à dix minutes dans le Bas-Vallon.
Depuis 2011, il arrive que pour un infarctus il faille attendre 35 minutes pour avoir le Smur et 45 minutes pour l’ambulance (peut-être rare, mais vécu).
Avec les projets du RHNE, la population du Val-de-Travers se doit donc d’être très attentive à l’évolution de l’avenir, particulièrement de la pérennité de notre polyclinique, mais également et surtout des ambulances et Smur afin d’éviter la poursuite d’un démantèlement de nos services sanitaires au Val-de-Travers. Faire des économies c’est bien, mais pas au détriment de notre sécurité sanitaire.
Je verrais bien la création d’un groupe de travail, coopérant avec le RHNE, pour le maintien d’une sécurité sanitaire efficace au Val-de-Travers. Mais comptons surtout sur nos élus du Vallon, nos députés et nos conseillers d’État issus du Vallon pour défendre nos acquis.
Charles Michel, Boveresse




