Capucine
Salades à tondre
Lorsque l’on me rapporta, mi-septembre, l’information qu’il se passait quelque chose au centre du village, ni journaliste, encore moins grand reporter, j’ai tout de même voulu aller le constater in situ. Pas déçue !
Le spectacle était bien là, s’étalant devant mes yeux ébaubis. Ça s’était produit au petit matin, d’autant plus qu’on était à peine remis des canicules de fin d’été.
Que faire alors ? Résister ? Ignorer ? Se voiler la face ou faillir et tomber dans ce piège machiavélique dont est capable l’esprit humain ? Et ce n’était que les prémices, le gros allait suivre très prochainement, on n’y échapperait pas, au plus tard tout début novembre après les fêtes de la Toussaint et d’Halloween.
Oui, que faire alors devant telle situation ?
À l’image de Milou censé chercher du secours pour sauver Tintin, hésitant entre plaisir ou devoir, diablotin pernicieux ou ange de sagesse, imaginez Capucine : pécher par faiblesse ou sublime d’abnégation ?
Vous ne me croirez pas, mais au sortir de la Migros, la fierté se lisait sur mon visage de ne pas avoir craqué devant les biscômes de Noël insidieusement placés sur les marches de la tentation mi-septembre déjà.


Photo tirée des archives

