Cette forme interactive de l’art, cette dynamique entre l’œuvre, le public et l’environnement… Car l’art ne doit pas toujours plaire. L’artiste ne cherche pas à séduire mais plutôt à faire sens. À interpeller, à interroger, à déranger… À échanger et à débattre!
Chapitre 3 : la mémoire
S’il est un maillon indispensable au sein d’un comité, c’est bien la mémoire… Le souvenir des valeurs fondatrices d’abord, le rappel des expériences accumulées ensuite. Le tout imbibé de sagesse, d’empathie, de quête perpétuelle de consensus. Cet inventaire, Jean-Patrice Hofner en est l’héritier. Et il sait en faire bénéficier les membres du comité d’Art Môtiers. Aussi discrètement qu’efficacement. Ainsi, le souvenir de la première édition, en 1985. De l’idée à sa réalisation… Alors fondateur et président du Centre culturel du Val-de-Travers en 1980, Jean-Pat prenait part aux séances, quatre éditions durant. Membre officiel du comité pour les suivantes. C’est dire s’il connaît « la musique »… Et pas que ! Féru d’art, ouvert à toutes ses formes, c’est son humanisme naturel qui le transporte à entrer en contact avec autrui, avec les membres du comité, avec les artistes, avec la population. À imprimer une ambiance, à transcender un accord commun, une communion de pensées. Et jamais avec le syndrome du rétroviseur. Avec Jean-Pat, pas de discours de « vieux con », car toujours tourné vers l’avenir. Vers le mieux, encourageant les plus jeunes. De surcroît, indispensable garde-fou, Jean-Pat, le rappel du droit, son esprit plutôt que sa lettre. Et lorsqu’il faut donner un coup de main, il répond présent ! Même avec peu d’heures de sommeil, il « tirait » les cafés au lendemain du vernissage.
Toutes ses qualités au service d’une cause. Au service de l’art…
Chapeau bas, l’ami !
Martine








