Conseil général de Val-de-Travers
Différentes lectures pour les comptes 2025 bénéficiaires
Lors de sa dernière séance, jeudi 25 juin dernier, le Conseil général de Val-de-Travers a accepté les comptes communaux 2025, bénéficiaires de près de 437’000 francs. Il a également validé une demande de crédit pour une deuxième phase de digitalisation du Cercle scolaire.
Comme de coutume pour sa dernière séance du premier semestre, le législatif de Val-de-Travers a examiné les comptes de la commune, jeudi dernier. Pour rappel, les comptes 2025 affichent un bénéfice de 436’858 francs et constituent le quatrième exercice consécutif dans les chiffres noirs. « Un résultat qui satisfait pleinement le Conseil communal, d’autant plus en période de turbulences économiques », a argué Benoît Simon-Vermot, conseiller communal en charge du dicastère de l’administration, de l’économie et de la protection de la population (DAEPP).
Lors de leurs prises de parole, les groupes politiques se sont réjouis de ce bénéfice et ont accepté les comptes 2025 à l’unanimité. Néanmoins, les lectures de ce résultat ont différé selon la latéralité de l’hémicycle. Pour le Parti socialiste (PS), Nicolas Béraneck a noté qu’un écart entre un budget déficitaire et des comptes bénéficiaires « n’était pas un cas isolé » pour Val-de-Travers, avec sur les derniers exercices une différence moyenne de plus de 2 millions. « Pourquoi sous-évaluer tout le temps les recettes ? », a-t-il interrogé. En saluant la prudence de l’exécutif, l’élu socialiste a ajouté que celle-ci ne devait pas « servir pour rogner les prestations » communales. « J’ai espoir que cela sera gardé en tête par les autres groupes lors de l’élaboration du budget », a conclu Nicolas Béraneck. Quant à l’augmentation de la dette, le socialiste a rappelé que ces investissements étaient faits dans les infrastructures
communales.
« Ne pas paniquer » à chaque budget rouge
Le ton était le même pour le POP et son rapporteur Jean-Noël Bovard qui a noté que ce résultat était « l’illustration » qu’il est facile de définir les dépenses et moins aisé d’estimer « les rentrées ». « Val-de-Travers a toujours présenté des budgets prudents, donc il n’est pas nécessaire de paniquer à chaque budget déficitaire », a estimé le popiste, en espérant que les « psychodrames à l’élaboration des budgets » appartiennent au passé. En conclusion Jean-Noël Bovard a salué des investissements pour le bien-être de la population.
Évidemment, le regard était autre à droite. Pour le PLR, Sébastien Burri a, certes, reconnu un résultat positif « qui témoigne des efforts consentis pour des finances saines », mais « qui doit beaucoup à des réévaluations financières ». « Et notre collectivité doit faire face à la hausse de la facture sociale », a rappelé l’élu libéral-radical, en ajoutant que son groupe souhaitait qu’une stratégie à moyen terme pour la politique des investissements soit mise en place. « En raison de l’endettement par habitant », a-t-il précisé.
Scénario bis repetita
Du côté de l’UDC, le rapporteur Loïc Frey a relevé une amélioration significative, tout en soulignant « une marge de manœuvre pas illimitée ». « Il est erroné d’interpréter ce bénéfice comme une marge financière confortable », a-t-il jugé. Si l’élu agrarien a salué un « dynamisme du tissu économique », il s’est aussi interrogé sur l’augmentation du personnel communal et la hausse du nombre d’habitants, en souhaitant des personnes s’intégrant au tissu économique et non « des gens qui n’y participent pas ». « La prudence budgétaire doit rester notre ligne de conduite », a conclu Loïc Frey.
Enfin, pour Agora, Thierry Ray a souligné « un scénario qui se répète depuis quelques années ». « Ce résultat est le fruit du travail rigoureux de notre exécutif », a-t-il, tout de même, relevé. Toutefois, Thierry Ray a insisté sur une situation
communale « toujours préoccupante », au niveau de l’augmentation du personnel et de la dette par habitant et que, faute de pouvoir prédire les recettes, la commune « n’avait pas d’autre choix » que de travailler sur ses charges. Il n’est pas certain qu’il n’y ait pas de nouveaux psychodrames lors de l’examen du budget, en décembre prochain.
Gabriel Risold
Seconde phase de digitalisation du Cercle scolaire
Autre point de la séance, jeudi dernier, une demande de crédit de 280’000 francs pour la seconde phase de digitalisation de l’école Jean-Jacques Rousseau. Il s’agissait du premier dossier défendu par le nouveau conseiller communal, Alexandre Iseppi. Le chef du dicastère du personnel, de la jeunesse et de l’enseignement a rappelé que cette demande était la suite logique d’un premier crédit accepté en novembre 2022 et qu’elle avait pour but d’équiper, avec des outils interactifs plus modernes, le reste des classes du Cercle scolaire. Aux nombreuses questions des groupes, le nouvel édile a répondu de manière précise et concise, ce qui a sûrement « donné le ton » de son mandat. Le crédit fut accepté à l’unanimité.



De gauche à droite : Christian Reber, Alexandre Iseppi, Yann Klauser, Sarah Fuchs-Rota, Eric Sivignon, Benoît Simon-Vermot. © Stéph Wenker