Conseil général de La Côte-aux-Fées
Les charges « incompressibles » pèsent sur le budget
Lors de sa séance du 8 décembre dernier, le Conseil général de La Côte-aux-Fées a accepté un budget 2026 déficitaire de près de 114’000 francs pour 3.29 millions de charges.
Pour l’année de son bicentenaire, la Commune de La Côte-aux-Fées n’aura pas de bonne surprise budgétaire. Le 8 décembre dernier, un budget 2026 déficitaire de 113’720 francs pour un total de 3.29 millions de charges a été soumis au législatif. « C’est un budget qui s’inscrit, malheureusement, dans une certaine continuité », constate Patricia Rosselet Pianaro, administratrice communale. En effet, celui de 2024 prévoyait un déficit d’environ 127’000 francs, et celui de cette année une perte de 96’000 francs.
Lors de la séance, des inquiétudes ont été exprimées de la part des conseillers généraux au sujet de l’avenir des finances communales, relate l’administratrice. Au final, ce budget a été accepté tout de même à l’unanimité. « Les charges demeurent relativement stables, mais certaines comme les charges liées à l’État et à la scolarité sont incompressibles », poursuit Patricia Rosselet Pianaro. Cette dernière souligne notamment que le revenu fiscal des personnes physiques, soit 625’000 francs,
compense à peine les charges scolaires qui s’élèvent à 571’000 francs.
« Marge de manœuvre peu importante »
Selon l’administratrice communale, les autorités n’ont, pour l’instant, pas de solutions aisées et directes pour retrouver un équilibre budgétaire. « Notre marge de manœuvre est peu importante », reconnaît Patricia Rosselet Pianaro, en évoquant qu’il faudrait dans le futur une hausse du nombre d’habitants ou un développement économique, « comme l’installation d’une entreprise sur le territoire communal », pour cela.
Autre sujet de discussions lors de la séance du 8 décembre dernier, l’Hôtel de la Poste, fermé depuis le 28 octobre. « Nous allons le remettre en location ces prochains jours », annonce l’administratrice. Avec certainement l’espoir que l’établissement retrouve un gérant au courant de l’année du bicentenaire.
Gabriel Risold




