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Les quatre destins des membres d’une famille dans la ...
Chroniques
17 avril 2026

Cinéma Colisée

Les quatre destins des membres d’une famille dans la guerre

Dimanche prochain, le cinéma Colisée accueillera la première neuchâteloise du dernier film de Pierre-André Thiébaud, « Des vies à la frontière ». Le réalisateur valaisan, mais aux origines vallonnières, y retrace le parcours de quatre membres de sa famille durant les années de la Seconde Guerre mondiale.

Comment les membres d’une famille dispersée entre la Suisse, la France et l’Allemagne ont vécu le deuxième conflit mondial ? Cette famille, c’est celle du réalisateur de documentaires valaisan Pierre-André Thiébaud, ses membres, sa mère, Edith, son père Roland et ses tantes, France et Adèle, ces trois derniers originaires du Val-de-Travers.

Dans son dernier film « Des vies à la frontière », le réalisateur dresse le portrait de ces quatre membres de sa famille entre les années 1937 et 1945. La première neuchâteloise du film aura lieu ce dimanche 19 avril, au cinéma Colisée à Couvet.

Destins ordinaires ou extraordinaires

Fruit « d’un long travail de recherche » sur la famille du père de Pierre-André Thiébaud qui s’est dispersée entre la Suisse, la France et l’Allemagne, le film conte les destins ordinaires ou extraordinaires de quatre de ses membres. « Ce film m’a libéré de l’obsession d’insérer mes parents et la famille de mon père dans la grande histoire », explique le réalisateur dans le dossier de presse du film. Edith, la mère, travaille au foyer des ouvriers de l’usine d’aluminium de Chippis en Valais, Roland, le père, est actif dans la garde armée de l’usine. Adèle, une des tantes de Pierre-André Thiébaud, vit, elle, à Friedrichshafen en Allemagne.

Enfin, France, une autre tante, est infirmière dans l’Hexagone et s’engagera dans l’armée française à la libération en se travestissant sous le nom de Jean-François Thiébaud.

Un destin « exceptionnel » pour une femme née au début du 20e siècle au Val-de-Travers, selon Pierre-André Thiébaud, qui a toujours été « frustré » que celui-ci n’ait jamais suscité une reconnaissance ou un intérêt. Vide que le film « Des vies à la frontière » vient en partie combler. L’ouverture des portes est à 15 h 30 et la projection à 16 h, suivie d’un échange avec le réalisateur et d’un apéritif. L’entrée est gratuite avec chapeau à la sortie.

Gabriel Risold

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