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CO2 : ami ou ennemi?
Chroniques
27 mars 2026

À vos questions

CO2 : ami ou ennemi ?

En 30 ans, le CO2 est passé d’un gaz inconnu du grand public à un sujet du quotidien qui oppose, qui fait peur et qui finit parfois par donner envie de faire l’autruche. Mais qu’en est-il vraiment ? Le CO2 est-il réellement la cause du futur sombre que nous craignons ? Pouvons-nous vivre sans nous sentir acculés par les récits écologiques ? Ce n’est pas simple, mais la réponse est OUI !

Le CO2 source de vie

Le gaz carbonique, aussi appelé dioxyde de carbone ou CO2, est un gaz à effet de serre, c’est-à-dire qu’il agit comme une couverture dans notre atmosphère en absorbant la chaleur provenant du soleil et réémise par la Terre, et en la stockant à la surface de celle-ci. S’il n’y avait pas de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre serait d’environ -18°C, à la place des +15°C que nous mesurons aujourd’hui, elle serait donc 33°C plus basse. Cela signifie que sans gaz à effet de serre, notre planète serait totalement recouverte de glace, il n’y aurait donc pas d’eau à l’état liquide et donc pas de vie comme nous la connaissons aujourd’hui.

Pourquoi le CO2 pose-t-il problème ?

L’effet de serre est un phénomène naturel qui existe depuis la formation de l’atmosphère terrestre il y a plusieurs milliards d’années. Le CO2 est émis naturellement par la respiration des êtres vivants, par la dégradation de matière organique (c’est-à-dire la transformation de restes d’animaux ou de végétaux en éléments minéraux), par les feux de forêts et par les volcans. Et ce gaz est éliminé de l’atmosphère en grande partie par les végétaux qui l’absorbent via la photosynthèse, le transforme en sucre pour se nourrir tout en relarguant l’oxygène que nous respirons ensuite. Ce phénomène fait partie des équilibres fragiles et vertueux essentiels à nos vies et au fonctionnement de notre écosystème. Néanmoins, depuis quelques siècles, nos activités ont complètement bouleversé cet équilibre en émettant toujours plus de gaz à effet de serre et cela sur une très courte échelle de temps, ce qui n’a pas permis à la Terre de retrouver un équilibre. Aujourd’hui, près de la moitié de nos émissions de CO2 s’accumulent dans l’atmosphère et ne sont donc pas éliminées par les puits de carbone (voir graphique).

Le CO2 de l’Antiquité à la révolution industrielle

Pour pouvoir développer les scénarios sur les climats du futur, il est essentiel de pouvoir quantifier les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi d’identifier le moment où les activités humaines ont commencé à affecter notre atmosphère. Les données, extraites des carottes de glace du Groenland, montrent que déjà durant l’époque romaine, la déforestation et la combustion du bois pour la métallurgie et le chauffage (par ex. des bains romains) ont émis suffisamment de gaz à effet de serre pour affecter les concentrations atmosphériques. Néanmoins, la population était beaucoup moins dense à cette époque-là, les émissions étaient donc faibles et n’avaient pas encore d’impact sur le climat. Cela a changé après le Moyen Âge avec l’industrialisation progressive de l’agriculture, et surtout avec l’invention du moteur à combustion.

Les activités humaines ont à la fois commencé à émettre massivement du CO2 en brûlant des carburants fossiles pour le chauffage, l’industrie et les transports, mais elles ont aussi affaibli les puits de carbone en changeant l’utilisation des sols et en les appauvrissant, les rendant moins capables d’éliminer le CO2 de l’atmosphère. Aujourd’hui, nos activités émettent environ 40 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année et ce chiffre augmente d’une année sur l’autre.

CO2 fleuron d’une époque révolue

Alors qu’il y a encore quelques décennies, les journaux arboraient fièrement les images d’usines fumantes et d’automobiles agglomérées sur les premières autoroutes, ces fleurons d’une économie florissante sont finalement devenus sources d’angoisse, de honte parfois, et de clivage. Le CO2 et son « pschitt » symbole du rêve américain de l’après-guerre ! On le retrouve aujourd’hui dans toutes les boissons gazeuses, mais ce « pschitt » ne nous apporte plus la même joie qu’autrefois. Car aujourd’hui, on sait ! Dans la pensée collective, le CO2 semble être la cause de tous nos problèmes, alors qu’en réalité il n’est que le symptôme d’une économie à bout de souffle et incompatible avec les limites de notre planète. Les responsables des crises systémiques sont davantage notre quête effrénée des ressources et du toujours plus et le marketing qui cloisonnent et qui nous font oublier nos véritables besoins en nous promettant des joies toujours plus éphémères et superficielles.

En route vers des futurs souhaitables

Le CO2, symbole d’un monde qui change, nous fait souvent peur, mais pourquoi ? Car nous avons peur du changement ?  Mais n’est-ce pas de continuer à vivre dans le monde d’aujourd’hui qui devrait nous faire peur ? Un monde de plus en plus déshumanisé où nous n’avons plus vraiment le temps de VIVRE. Ne devrions-nous pas rêver de sortir des sentiers battus et de cette société qui est à réinventer ? Mais à quoi voudrions-nous qu’elle ressemble ? Il faut peut-être commencer par se poser les bonnes questions, car il n’existe pas un futur, mais DES futurs souhaitables (voir encadré coup de cœur du mois) et « les portes de l’avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser », comme le disait Coluche.

N’hésitez pas à m’envoyer vos questions : info@courrierhebdo.ch

Coup de cœur du mois :

quelques liens inspirants :

▶ « Institut des Futurs souhaitables », dans cette période de métamorphoses, l’Institut des Futurs souhaitables propose à celles et ceux qui le désirent de se saisir de cette opportunité pour inventer un monde plus souhaitable. Il propose des conférences (aussi gratuites et en ligne), des formations et des ateliers et vous pouvez vous inscrire à sa newsletter.

▶ « Émission de la RTS
l’Effet Papillon sur le CO
2 », mars 2026. Lancement de la nouvelle émission de la RTS sur l’environnement et la nature, le premier sujet est consacré au CO2.

Action du mois de mars

« Il est temps de sortir de la grisaille »

Profitons de cette nouvelle saison printanière pour mettre les mains dans la terre, pour apprendre à la cultiver, mettons-nous au bricolage pour apprendre à réparer, proposons à nos voisins d’aller faire des commissions ensemble pour diminuer l’utilisation de nos véhicules et en profiter pour parler un peu. Essayons de poser nos écrans 1, 2 puis 3 h chaque jour pour diminuer notre anxiété et nos émissions de gaz à effet de serre. Puis dressons la liste des 5 choses qui nous apportent le plus de joie tout en nous débarrassant d’au moins 5 choses dont on n’a pas besoin. Elles feront sûrement des heureux ailleurs.

N’hésitez pas à m’envoyer vos questions 

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