par Maria
Ça penche !
Lors de la rentrée scolaire du mois d’août dernier, les associations professionnelles, échaudées par les canicules successives, ont choisi de tirer la sonnette d’alarme à propos des bouilloires thermiques et des passoires énergétiques que sont les salles de classes… Quant aux résultats de PISA – Programme international pour le suivi des acquis des élèves –, pas un mot ! Un triste constat puisque près de 30% des élèves n’atteignent pas le niveau requis en lecture. Un décrochage massif, une chute durable, pire encore, une fracture toujours plus large entre bons élèves et élèves en difficultés. Sur le plan politique, même silence radio…
Depuis plus de vingt ans, le constat inquiète. Aujourd’hui, il est accablant. À la question du niveau qui baisse ou qui monte, les esprits continuent de s’écharper. Pour les uns, faute au manque de moyens, pour les autres, la responsabilité incombe aux « pédagogistes ». Stérilité de l’antagonisme politique, alors qu’il s’agirait plutôt de se serrer les coudes. Conflit générationnel entre les tenants du « c’était mieux avant » et les défenseurs du « tout va pour le mieux »… Il y a danger, car aujourd’hui, tout comme il ne se soucie que trop peu de l’école et des enfants en échec, le politique ignore les vieux et leurs discours alarmistes ! Jusqu’à ce que tous descendent dans la rue…
Oui, grâce à PISA, ça penche énormément…

Durant quatre jours, Max Hugelshofer, Sylvie Kropf, Alexandra Rozkosny et Lukas Ziegler ont pris leurs quartiers à l’hôtel de l’Aigle à Couvet». (de g. à d.)

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