Festival FSRM Kids
Au pays des crayons électroniques…
Carton plein pour le premier Festival FSRM Kids, mercredi dernier au CNIP de Couvet. Ses ateliers gratuits ont attiré 88 enfants de 7 à 15 ans, venus découvrir la microtechnique. Et si les garçons étaient plus nombreux, on y a également rencontré des filles, auxquelles robotique, électronique et mécanique ne font pas peur. Bien au contraire !
Eliana est sagement assise derrière un petit robot baptisé « Thymio ». « Je vais apprendre à le diriger. Et je pense que je vais beaucoup m’amuser. » Les yeux brillent. Comme ceux d’Émilie, pas impressionnée le moins du monde par la petite machine qu’elle va devoir programmer : « J’aime bien les trucs comme ça. »
Quand la microtechnique devient « marrante »
Mercredi, au CNIP de Couvet, le brouhaha baigne une salle comble, trahissant une excitation légitime : ces enfants vont tester la microtechnique sous tous ses angles, autour de noms barbares comme « robotique », « programmation informatique », « microélectronique » ou « énergie solaire ».
C’est le défi du festival : donner vie à ces mots compliqués à travers des expériences concrètes et amusantes.
Ainsi, une table derrière Eliana, Telio s’apprête à construire un « crayon qui fait du bruit quand on écrit ». Marrant ? Certes. Technique, surtout.
« On va positionner des éléments électroniques sur ce crayon, un haut-parleur et un porteur de batterie, qu’on va fixer sur la mine. Et lorsque le crayon appuiera sur le papier, il générera des vibrations qui seront transmises en sons », explique Sebastian Gautsch, directeur de la Fondation suisse pour la recherche en microtechnique (FSRM).
Apprendre à réfléchir autrement
Pour Sonny Basso, étudiant à l’EPFL et animateur, le plus intéressant se passe aussi dans la tête : « On apprend à raisonner comme un scientifique : face à un problème, on cherche comment le résoudre. Et cette façon de réfléchir sert bien au-delà des sciences. »
Telio, langue tirée, termine de souder sa carte à puces. Et quand on lui demande s’il préfère les jeux vidéo, il répond : « Oh non, ça ! » Sonny sourit. Pari réussi.
Esther Freiburghaus
Le Courrier en images
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© Mathieu Hofner
Photo tirée des archives