Fête des moissons à Travers
20e édition, entre canicule et histoire
Malgré une année 2026 compliquée, les artisans de la terre ont fêté les moissons le week-end dernier, à Travers, narrant plus d’un siècle d’agriculture autour d’une édifiante exposition d’engins.
Une saison difficile
Septembre embrume doucement la vallée. C’est l’heure des récoltes, célébrées depuis 20 ans au Mont-de-Travers par la « Fête des moissons ».
« Cette année, on a eu une saison compliquée, même si au Val-de-Travers, on n’est pas les plus à plaindre », précise Florian Dreyer, président du comité d’organisation. « Le but, c’est de relâcher et de parler d’autre chose que du métier. »
Du cheval au tracteur…
Les moissons représentent la période la plus intense de l’année pour les artisans de la terre, même si la mécanisation en a considérablement allégé la charge. Sur le terrain qui entoure le hangar, une impressionnante exposition présente l’évolution de l’agriculture, de la fin du 19e siècle à nos jours, de la charrue hippomobile à la rutilante moissonneuse-batteuse.
« À l’époque, une exploitation comptait 8 à 10 hectares. Maintenant, on a quadruplé la surface des domaines, si ce n’est plus. Leur taille s’est développée proportionnellement à la mécanisation. »
Transmettre et informer
C’est ce monde agricole en changement que la fête souhaite transmettre. « Étant agriculteur, je me rends compte qu’il y a de plus en plus de méconnaissance de la profession, de la part des nouvelles générations mais aussi des anciens, qui n’ont pas toujours conscience de l’évolution du métier ».
Malgré la canicule, malgré les moissons moins abondantes, la fête fut belle. Clôturée par un joyeux cortège de fanfares, tracteurs anciens, bétail et autres amicales. En route pour une 21e édition que Florian Dreyer souhaite toujours aussi familiale et champêtre : « On ne veut pas que la fête devienne plus grande. Parce que c’est l’essence même de cet événement. »
Esther Freiburghaus









