Rentrée scolaire
Effectifs stables, prises en charge en hausse
Lundi, 19’793 élèves et 2038 enseignant-e-s ont repris le chemin de l’école obligatoire. Cette rentrée s’inscrit dans la continuité et la stabilité, même si une augmentation des prises en charge en classes spéciales ou en école spécialisée est à relever. Le point sur les principaux chiffres et dossiers à retenir.
Lundi, 19’793 élèves relevant de la scolarité obligatoire (enseignement ordinaire ou pédagogie spécialisée) ont rejoint l’un des établissements scolaires du canton.
19’342 élèves ont fait leur rentrée dans l’un des treize centres scolaires : 6640 intègrent l’une des 373 classes du cycle 1 ; 7068 fréquentent l’une des 396 classes du cycle 2 et 5634 rejoignent l’une des 310 classes du cycle 3.
Parmi ces 19’342 élèves, 507 élèves bénéficient d’un soutien dans une classe spéciale ou dans une classe d’accueil. Si le nombre d’élèves total reste stable, le nombre d’élèves en classes spéciales ou d’accueil est en nette augmentation par rapport à la rentrée scolaire 2025-26 (+41, soit +9%).
De surcroît, 451 élèves sont scolarisé-e-s dans une école spécialisée ou dans une institution d’éducation spécialisée, représentant une augmentation de 4% depuis la dernière rentrée scolaire. Ainsi, au total, 19’793 élèves relèvent de la scolarité obligatoire (19’342 + 451). Par ailleurs, 134 enfants suivront leur scolarité à domicile.
Du côté du marché de l’emploi, 106 postes d’enseignant-e-s ont été mis au concours et 40 enseignant-e-s sont parti-e-s en retraite.
Cadre pour l’usage de l’IA à l’école
L’intelligence artificielle (IA) fait déjà partie des outils possiblement à disposition du personnel enseignant et des élèves. Dans l’école obligatoire neuchâteloise, son usage s’inscrit dans un cadre prudent, réfléchi et mesuré, fondé sur les recommandations romandes de la Conférence intercantonale de l’instruction publique et de la culture de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). Une directive propre à l’école obligatoire sera élaborée d’ici à cet automne, en collaboration avec les directions des centres scolaires, afin de préciser les usages attendus, tant pour la préparation de l’enseignement et la gestion scolaire que pour les apprentissages des élèves.
Concrètement, l’usage de l’IA concerne plus directement le cycle 3, dans une perspective d’éducation et de citoyenneté numériques, alors que dans les cycles 1 et 2, il se situe surtout du côté des enseignant‑e‑s et, le cas échéant, des élèves dans des contextes précis et encadrés. Le canton ne vise ni une interdiction totale, ni une promotion sans réserve : il privilégie des usages ciblés et transparents, lorsque l’IA apporte une réelle plus‑value pédagogique et sans se substituer aux apprentissages.
Mesures de soutien et pédagogie spécialisée
Parallèlement, le Conseil d’État présentera également, à cette même période, au Grand Conseil un rapport sur la stratégie cantonale en matière de pédagogie spécialisée et de mesures de soutien pour les élèves, en réponse à plusieurs objets parlementaires (postulats 18.164, 22.187, 23.210 et motion populaire 23.211). Ce rapport réactualisera le concept cantonal de pédagogie spécialisée, fera évoluer le cadre légal en la matière, actualisera le dispositif de mesures ordinaires et renforcées et précisera les principes d’allocation des ressources. L’objectif est de garantir un accès plus transparent et équitable aux mesures de soutien, de mieux adapter l’encadrement aux besoins éducatifs des élèves et de stabiliser le dispositif entre classes régulières, espaces complémentaires et classes spécialisées.
Comm.





