Cinéma Colisée
Un week-end dédié au gaming
Ce week-end (samedi et dimanche), au cinéma Colisée de Couvet, le septième art laissera sa place à celui qu’on dit généralement le dixième, soit les jeux vidéo. Durant deux jours, jeunes et moins jeunes sont invités à venir découvrir une dizaine de jeux suisses, ainsi que certains de leurs créateurs et créatrices.
Le Colisée de Rome accueillait les jeux de la Rome antique, le cinéma de Couvet accueillera, lui, des jeux vidéo, samedi et dimanche. Ce week-end spécial, nommé avec humour « Les jeux du Colisée », offrira la possibilité aux jeunes gamers et aux jeunes ou grands curieux de tester et de découvrir plus de dix jeux vidéo uniques créés par des studios suisses, mais aussi de rencontrer plusieurs de leurs conceptrices et concepteurs. « Eh oui, on fait beaucoup de jeux vidéo en Suisse. Parfois, des joueurs assidus ne le savent même pas », indique Maxime Raymond, lui-même créateur au sein du studio Naraven games, sis à Couvet. Également membre du comité du cinéma Colisée, il a eu l’idée de ce week-end dédié au dixième art, comme on le dit souvent des jeux vidéo.
Deux fois 10 h de jeux
Durant les deux jours, de 10 h à 20 h, les visiteurs pourront jouer en solo ou multijoueur à différents jeux et même à l’écran du cinéma pour certains. Le dimanche, à 16 h, trois tournois « funs » (sur les jeux : Ninza, Retimed et Splash Blast Panic) seront organisés avec la possibilité de gagner un an de cinéma gratuit. Surtout, samedi et dimanche, la présence de plusieurs des créatrices et créateurs permettra la rencontre entre les joueurs et les acteurs du milieu. « Nous avons imaginé le programme comme une mini convention, où l’on peut échanger autour de cet univers », explique Maxime Raymond, en soulignant que le processus de création est souvent méconnu. « Et j’espère que nous pourrons aussi expliquer notre travail aux parents », ajoute-t-il.
Moment cinéma de ce week-end, la projection, samedi à 18 h, du film culte pour les passionnés de gaming, Scott Pilgrim vs. The World, sorti en 2010. « Ce film, tiré d’un comics à succès, est l’un des seuls à parler de jeux vidéo sans une pointe d’ironie », relève Maxime Raymond, qui avoue son impatience à le revoir sur grand écran. L’entrée durant les deux jours est libre et gratuite.
Gabriel Risold






