par Haroun, Jean-Marc et Martine
L’allumette
Inspiré de la métaphore du fou qui regarde le doigt plutôt que la lune, ce titre du Nouvel Observateur, en juillet dernier : « Notre forêt brûle et nous regardons l’allumette »… La chasse aux criminels lanceurs de mégots de cigarettes, plutôt que l’écoute des lanceurs d’alerte de ces dernières années. Signe des temps ! On soigne le mal au lieu de mettre tout en œuvre pour éviter la maladie. En fin d’été, on applaudira les pompiers, comme on a applaudi le personnel hospitalier lors de la pandémie, lorsque l’on jurait de vivre autrement désormais. À qui la faute ? À la conjugaison du déni et du complotisme des climatosceptiques ? Oui, bien sûr, mais d’abord, à l’absence de vision d’un monde politique aveugle, inconscient et irresponsable. Et surtout, aux basses soumissions gouvernementales au capitalisme pétrolifère. Un monde politique incapable de fonder son action sur le constat objectif des scientifiques. Un monde politique choisissant de privilégier le formulaire administratif à la vision existentielle. Et, soyons honnête, la faute aussi au j’m’enfoutisme de trop nombreux citoyens, sans égards pour la planète et leurs petits-enfants.
Le doigt, l’allumette ou le mégot du fou, peu importe ! La toile de fond du désastre écologique de cet été, le réchauffement climatique. Point barre.






