Ilan Baillod deux fois sur le podium
La Vallonnière, c’est une course pas comme les autres au Val-de-Travers. Gratuite et familiale, elle se décline en trois parcours de randonnée non chronométrés depuis espaceVal : 6, 21 et 46 kilomètres. La Vallonnière c’est aussi « le bébé » du Cyclophile MTB Fleurier. Son âge : 32 éditions ! Et pas une de plus malheureusement…
« À l’époque, le vélo se résumait pratiquement à la route et au VTT. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas, de nombreuses disciplines sont venues décliner cette activité sous différentes formes. » BMX, cyclo-cross, freestyle, gravel, trial et même « snow bike » : le président du Cyclophile MTB Fleurier, Vincent Bouquet, n’a pas tort. Et c’est une des raisons de la perte de vitesse actuelle du VTT. « Cette perte d’attractivité est nette et se ressent jusque dans la fréquentation de La Vallonnière. Il y avait plus de 700 participants il y a une vingtaine d’années et on tourne plutôt à 400 – 450 les bonnes années actuellement. » Ce qui reste pas mal et crée une belle effervescence comme ce fut encore une fois le cas lors du lundi de Pentecôte.
Le vélo électrique n’a pas inversé la tendance
Comme autre facteur d’explication à ce déclin d’attractivité, Vincent Bouquet pointe du doigt « la concurrente » qu’est la course à pied. « C’est un sport de plus en plus populaire comme on a encore pu le constater le 20 mai lors de l’étape du BCN Tour à Couvet. » L’une de ses forces est son accessibilité. Tout le contraire du VTT. « Un bon vélo coûte de plus en plus cher, bien plus qu’une bonne paire de chaussures. » Même l’essor du vélo électrique (dont certains se vendent jusqu’à 5000 francs voire plus) n’a pas réussi à inverser la tendance. Cela a plutôt permis de réconcilier les personnes âgées avec les deux-roues, sans avoir un impact significatif sur les plus jeunes. La relève, nous voici au cœur du problème actuel du VTT et du club vallonnier.
Une perte de vitesse temporaire ?
« On est un club plutôt vieillissant, ne nous le cachons pas. On a plus de retraités ou futurs retraités que de trentenaires. C’est ce constat qui nous oblige malheureusement à arrêter l’organisation de La Vallonnière. Ce n’est pas une décision qui nous réjouit mais on a plus les ressources suffisantes pour le faire. » Et lancer un groupe jeunesse pour redynamiser les troupes ? « Il n’y a pas de demande qui va en ce sens. À l’époque, on avait des moniteurs mais ce n’est plus le cas maintenant. » Le club ne va pas arrêter ses activités pour autant et se dit prêt à aider toute société qui souhaiterait reprendre l’organisation de la randonnée à son compte. Et si cet affaiblissement n’était que temporaire ? Vincent Bouquet veut y croire : « Le Cyclophile MTB Fleurier est né dans les années 1930-1940 et il a déjà été confronté à des creux de ce type. Ce n’est qu’en 1990, avec l’essor du VTT, qu’il a repiqué du vif. Courage et patience ! C’est bien connu des cyclistes de la région : une montée (en puissance) se présente toujours après un creux. C’est la loi des cycles qui veut ça ».
Kevin Vaucher









De gauche à droite : Alessandro Presset, Camille Ahmetaj, Stéphane Berger, Jordan Franzin, Julien Stalder, Lionel Fortuné, Thomas Jequier (Absents : Marlon Chenaux, Yoan Leroy)