Exposition
Un espace total de liberté dans un « Bunker »
Bertrand Philibert est un biologiste de formation d’origine française installé à Fleurier. Ce peintre aime jouer avec la géométrie, l’espace et la place de l’humain là au milieu. Son obsession artistique est de sortir des cases et de tout ce qui peut entraver notre liberté de penser, créer et réfléchir. « J’ai même du mal à donner des titres à mes tableaux tellement je n’ai pas envie d’influencer la vision de ceux qui les regardent », dit celui qui expose à la galerie Le Bunker de Sainte-Croix jusqu’au 9 mai.
Bertrand Philibert va au bout des choses dans son travail. Biologiste sensible à la nature et à l’environnement, il travaille avec de la peinture acrylique, sans solvant, par exemple. Aussi, il habite à la rue de l’Horlogerie de Fleurier et adore aller se promener à La Chaux-de-Fonds, berceau de l’horlogerie et reconnue pour son quadrillage urbain particulier (en damier). « Cela a un impact sur ma façon de peindre où rien n’est verrouillé. Il y a toujours un point de fuite pour garder notre liberté intacte. J’aime utiliser des univers bleutés qui incarnent la profondeur et la transparence. Or, la transparence est une échappatoire. »
Vous rêvez de liberté ? Ouvrez les yeux !
Dans l’exposition « Couleurs bois », ses œuvres côtoient et dialoguent avec les sculptures d’un artiste d’un autre genre : le bois et les plexiglas de Richard Rohart. « J’adore échanger avec les visiteurs mais aussi avec d’autres artistes. Tout mon rôle consiste à pousser à la réflexion. Je ne donne aucune leçon et je ne produis aucun jugement. J’essaie simplement de faire comprendre qu’on est tous mis dans des cases au quotidien, sans même s’en rendre compte parfois. » Les cases, ce sont des étiquettes réductrices et souvent hâtives au sujet de quelqu’un. « Et moi je n’aime pas trop ça. Je pense qu’il faut s’en méfier car cela limite l’esprit et la réflexion. Dans les cases, on peut y trouver une certaine jouissance mais c’est toujours un facteur limitant de liberté selon moi. » Profitons de cet article pour s’échapper d’une case vallonnière géographique : non, Sainte-Croix n’est pas un lieu très éloigné de chez nous. Vous y serez en à peine 15 minutes. Alors, si vous rêvez de liberté, rendez-vous… au « Bunker » !
Kevin Vaucher





Dans la chambre d’une ado, les élèves suivent, en compagnie d’une des intervenantes, le déroulement d’une conversation, message par message, entre elle et un garçon. Débutée sur le ton du flirt, celle-ci va progressivement dévier vers le harcèlement. 
