Rabov
Ego World
Cet hiver, je n’ai pas pu les manquer. Sur la piste, dans la télécabine, aux restaurants d’altitude, au spa d’une station en Valais, à la terrasse du bar à vin avec une assiette de viande séchée (finalement pas consommée), etc. Non, je n’ai pas raté ces personnes brandissant leurs smartphones pour une tonne de selfies dans ces lieux où, normalement, l’instant présent et la convivialité suffisent à vous faire oublier le natel. Ce sont des influenceurs, surtout des influenceuses, selon mon comptage.
Caractéristiques principales de ces « créateurs de contenu », hors portable : physiques plutôt avenants mais artificiels, piètre niveau de ski, tendance à photographier tout, surtout la bouffe sans la manger et, pour les dames, à utiliser le compagnon bodybuildé pour les photos. De face, de profil, de dos…
À les observer, la vacuité de leurs vies m’a déconcerté ! Quelques secondes au sauna pour le cliché, devant l’assiette avant de la retirer ou au début de la piste avant de reprendre la cabine. Et des heures à « poster » pour satisfaire une « communauté » qui les suit, génère des clics et surtout du fric…
Une existence de mise en scène de soi-même shootée à l’autoglorification et l’argent sans labeur. L’humanité semble arriver au bout de l’évolution, elle commence à régresser…

Le train spécial du RVT-Historique à destination de Brigue du 7 février 2026 en gare d’Ausserberg, sur la rampe sud de la ligne du Lötschberg. 



Dans une forêt de la Grande Béroche, Sarah Fuchs-Rota et Hassan Assumani ont accepté de poser dans l’objectif du Courrier du Val-de-Travers hebdo