Les dangers des infrasons éoliens pour la population du Val-de-Travers
D’après le physicien suisse Jean-Bernard Jeanneret*, les éoliennes génèrent des infrasons, c’est-à-dire des ondes de très basse fréquence, lorsque les pales passent devant la tour. Ce phénomène provoque un son répétitif, perceptible uniquement par l’oreille interne humaine.
Les infrasons ainsi produits peuvent se propager sur une distance de 5 à 10 kilomètres, leur puissance énergétique étant liée à la taille de la machine.
Les infrasons, qui se propagent dans l’air mais aussi dans le sous–sol, ont la capacité de pénétrer dans les bâtiments, affectant la santé des riverains tout particulièrement celle des personnes sujettes aux migraines. Contrairement aux infrasons naturels, tels que ceux provoqués par les tremblements de terre ou les avalanches, ceux produits par les éoliennes sont artificiels et particulièrement nuisibles en raison de leur effet pulsatile sur le corps humain.
Le problème majeur réside dans le fait que les fabricants d’éoliennes utilisent un système de mesure acoustique non scientifique, leur permettant ainsi de nier ou d’occulter l’existence et la nocivité de ce danger. Par ailleurs, les autorités communales, où les éoliennes sont destinées, ne mettent pas en place des contrôles rigoureux de santé, et ce, malgré les preuves scientifiques apportées par des laboratoires d’acoustique en Allemagne, en Suède et au Danemark.
Pour approfondir ce sujet, il est conseillé de consulter la présentation donnée le 8 octobre 2025 à Copenhague, au Danemark, par le professeur Ken Mattsson**, intitulée « Separating Myth from Fact on Wind Turbine Noise » (distinction entre mythes et réalités par rapport aux infrasons des éoliennes), disponible sur YouTube.
La promotion de parcs éoliens sur la Montagne de Buttes, le Mont de Boveresse, à Sainte-Croix, sur le Balcon du Jura vaudois, ainsi que dans la région voisine en France, pourrait conduire à l’installation d’une centaine d’éoliennes dans le voisinage du Val-de-Travers.
Il apparaît essentiel que l’impact de cette concentration d’aérogénérateurs géants sur la santé de la population du Val-de-Travers soit évalué par un laboratoire d’acoustique indépendant avant la mise en place de ces installations.
*paysage-libre–vd.ch
**professeur à l’Université d’Uppsala, en Suède
Richard Wilson, Travers



