Rabov
Ma télé publique n’a pas de prix !
Les succès d’Odermatt, le dernier tour de piste de Wawrinka, les matches de mes clubs en Coupe d’Europe de foot, mes documentaires instructifs dans un monde en fragmentation, tout cela j’ai pu le voir sur la RTS grâce au service public, les semaines dernières. Et je verrai encore les JO et la Coupe du monde. Or, cela pourrait bientôt se terminer, car une initiative se disant libérale veut mettre fin à ces beaux moments de télé, parce que simplement la redevance est trop chère !
Pour les initiants, chantres d’un néolibéralisme montrant ses limites, le secteur privé doit régenter l’audiovisuel et le média public se limiter à l’info. Dans les pays où le marché a été totalement libéralisé, on voit le résultat! Les fausses informations et débats biaisés ont essaimé et les idées libertariennes, brunes et nauséabondes ont pullulé…
Certes, on nous promet une facture réduite, mais à quel prix ! Qualité de l’info et de la culture ont une valeur inestimable ! Et on ne nous dit pas que pour voir Odi, un Grand Chelem, le dernier film ou série via moult abonnements à des chaînes privées, l’addition finale sera beaucoup plus salée qu’aujourd’hui.
Cette initiative ne nous dit pas combien elle contribuera à polluer les esprits et, surtout, garnira les poches des magnats des médias…






