1er mai
Les manches relevées contre « la main » de l’élite
Réunies à Fleurier lors du 1er mai, les forces de gauche de la région ont dénoncé la mainmise « d’une poignée de privilégiés » sur l’économie et le monde du travail. « Réfléchissons bien, qui sont responsables d’une grande partie de nos problèmes ? Loyers en hausse, dégradation de l’environnement, primes d’assurance maladie : qui d’autre que cette minorité de privilégiés en est responsable », a questionné le président du PS neuchâtelois Romain Dubois.
Qu’on se le dise, la gauche n’est vraiment pas prête à baisser les bras face à ce qu’elle appelle la « mainmise d’une poignée de privilégiés ». C’est ce qui ressort du rassemblement Unia autour de la fête du travail, organisée le vendredi 1er mai à Fleurier. « Un chiffre résume tout : les 2900 personnes les plus riches détiennent 15’800 milliards de dollars dans le monde. Cela permettrait sans problème d’acheter tous les immeubles présents sur le territoire suisse et français. Pourtant, la grande majorité des gens sur la planète sont des travailleuses et des travailleurs. Pourquoi ce sont eux qui ont accès aux privilèges que nous n’avons pas », s’est demandé Romain Dubois (PS).
Une minorité qui crée une majorité de problèmes
« Il est inconcevable que ceux que j’appelle les ‹ inutiles ›, comme les traders, se remplissent les poches pendant que les utiles crèvent la dalle », a renchéri Thierry Faux de la Fédération libertaire des Montagnes. « Pour continuer à régner, ils veulent diviser les travailleurs en différentes catégories – comme celle des travailleurs étrangers – et les monter les unes contre les autres. C’est notamment pour ça que je combats l’initiative UDC ‹ Pas de Suisse à 10 millions › », a poursuivi Romain Dubois. « En réalité, une grande partie de nos problèmes vient de cette minorité. Même les flux migratoires sont déclenchés par elle. Les chefs d’États et les marchands d’armes sont les premiers criminels du monde et ce sont des privilégiés. »
La gauche main dans la main pour remporter le bras de fer politique
Face à la réalité décrite par les différents intervenants, la secrétaire syndicale d’Unia Neuchâtel, Nathalie Sousa, a également dénoncé la stratégie de division utilisée par certains : « Les frontaliers sont pointés du doigts mais il n’y a pas ‹ eux › d’un côté et ‹ nous › de l’autre : il n’y a qu’une seule équipe : celle des travailleurs. » Le conseiller général POP du Locle, Vivian Bologna, a mis la touche finale à ce tableau du 1er mai en affirmant « qu’il n’y avait aucune raison à ce que ce soient ceux qui triment toute leur vie qui paient pour l’ogre insatiable qu’est la droite, toujours prête à pousser à la cure d’amaigrissement sociale. Notre devoir, c’est d’y résister ! » Main dans la main, la « gauche unie » est bien décidée à continuer le bras de fer.
Kevin Vaucher




Fabien Chapatte, agent général et Eric Sivignon, conseillé communal de Val-de-Travers

Alan Duvanel et Loïc Vindice
Jean-Frédéric Sierro succède à Pascal Pittet