Théâtre des Mascarons
Les lettres félines de Clémence Mermet et Timothée Giddey
Les 14 et 15 février prochains, Clémence Mermet et Timothée Giddey interpréteront « Lettres au chat » à la salle des Mascarons à Môtiers. Un « spectacle de poche » adapté du livre épistolaire de l’autrice d’origine neuchâteloise Antoinette Rychner.
Lecture, « podcast littéraire » ou « spectacle de poche », difficile de trouver le juste terme pour qualifier le dernier projet théâtral de la Cie des Autres et de Clémence Mermet qui sera joué les 14 et 15 février prochains aux Mascarons. « C’est un petit objet tout léger et intime », image Clémence Mermet. Elle et son compère Timothée Giddey feront une lecture, parfois chantée, et mise en sons et en musique, du texte du livre de l’écrivaine d’origine neuchâteloise Antoinette Rychner, « Lettres au chat ».
Le texte, paru en 2014, conte l’évolution d’une mère célibataire après la disparition du chat de sa fille. Dans l’espoir de faire revenir ce dernier, l’enfant entreprend de lui écrire des lettres, disposées dans la chatière, un jeu auquel se joignent la maman, un voisin ou la gamelle du chat. « J’ai découvert l’auteure dans un juke box littéraire en 2020 et beaucoup aimé son style », explique Clémence Mermet. « Interpellée par le titre du livre, je l’ai acheté et ensuite dévoré ».
Ton simple, mais réflexion plus profonde
Très vite, la comédienne parle de l’ouvrage à son ami et confrère Timothée Giddey. Entre eux, ils se lisent certaines des lettres et naît l’envie d’en faire quelque chose de théâtral. « Rapidement, il a y eu cette idée, cette possibilité, d’en faire un spectacle », reconnaît Timothée Giddey. Les deux amis imaginent une maquette et la présente. « Les retours ne furent que positifs et ont confirmé le potentiel », relève Clémence Mermet. Dont acte aujourd’hui avec ce « spectacle de poche », selon les comédiens, avec un décor et des accessoires tenant « dans deux sacs ». Seuls en scène, assis à leur table, les deux interprètes transmettent les missives au public dans un style intimiste, et parfois étonnant, avec des bruitages ou de la musique. Un univers sonore ponctuant le texte.
Des éléments qui correspondent bien au « côté malicieux » de ces lettres, selon Timothée Giddey. « On se fait toujours surprendre », note-t-il. « Le point de départ et le ton sont simples, voire drôles, mais vite il y a une projection plus large et profonde sur le vide de l’absence qu’il faut combler par l’écriture », complète Clémence Mermet, soulignant que le texte parcourt souvent la frontière entre le réel et l’imaginaire. Un texte auquel les deux comédiens viennent ajouter leur patte avec des lettres de leur cru. « Ces lettres parlent à tout le monde et abordent des thèmes pleins de questions », conclut Clémence Mermet. Peut-être qu’après avoir vu « Lettres au chat », les spectateurs ressentiront aussi le besoin d’écrire leurs missives au félin domestique ? Réponse aux Mascarons.
Gabriel Risold
« Lettres au chat », Cie des Autres, théâtre des Mascarons, Môtiers. 14 février, 18 h, 15 février, 17 heures. Informations et réservations : https://mascarons.ch/lettres-au-chat/



© Gilles Simon


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