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Cette Vallonnière aurait dû être aux JO de Cortina… 1956...
Portrait
20 février 2026

Michelle Vivot

Cette Vallonnière aurait dû être aux JO de Cortina… 1956 !

Michelle Vivot, retenez bien son nom ! Pas parce qu’il est difficile à retenir mais parce que je lui ai promis de ne pas le répéter trop fort. C’est dans la quiétude de Buttes que cet ancien grand espoir du ski de fond tricolore vit entourée des siens. Discrète mais pas effacée, humble mais pas effacée. Pétillante et toujours pas effacée. La future nonagénaire vit les Jeux olympiques 2026 de Cortina de façon très particulière, elle qui a été un peu injustement… effacée des livres d’histoire des JO, il y a 70 ans maintenant ! Récit.

Michelle Vivot, c’est l’histoire d’une femme née en 1937 juste de l’autre côté de la frontière. Cette fille de paysan de la Cluse-et-Mijoux vit dans une époque où les enfants d’agriculteurs aident à la ferme. Son papa voulait d’ailleurs la garder le plus souvent possible à la ferme. Alors quand elle commence le ski de fond en 1955, il ne le voit pas d’un très bon œil. Mais la jeune femme a grandi et elle a 18 ans. Et lorsqu’elle monte pour la première fois sur les skis, la magie opère instantanément et elle se classe 4e d’une course de bon niveau à Pontarlier.

Directement dans le top 3 de l’équipe de France

Personne ne le sait encore mais cela va la mener très vite en équipe de France. « Un ancien champion de France de la Cluse-et-Mijoux m’a repérée et il m’a poussée à continuer à faire des courses pour me faire connaître. Chose que j’ai faite », conte Michelle Vivot. Après quelques sorties à peine, la jeune fille est appelée sous les couleurs nationales. Et la magie continue d’opérer : « La première fois que je me suis frottée aux meilleures fondeuses, j’ai terminé dans le top 3. » Incroyable ! Incroyable oui, mais n’allez pas croire qu’elle trichait. Michelle a horreur de ça et vous allez comprendre pourquoi.

Une musculature naturelle d’enfant d’agriculteur

« Si elle était aussi compétitive sur les skis, c’est grâce à son travail à la ferme. Elle avait une musculature naturelle bien développée. Ça paie de soulever du foin toute l’année », rigole sa fille Marie-France. Pour le cardio, Michelle allait tous les jours à l’école en courant. Deux kilomètres « aller » puis deux bornes au « retour » aussi. Alors au moment de batailler sur les lattes, ça pèse et ça porte ses fruits surtout. La fille de paysan monte deux fois sur la deuxième marche du podium en championnat de France (1956 et 1958) et elle devient même championne nationale en 1957. De course en course et de podium en podium, Michelle Vivot se retrouve bientôt au mont Revard pour un stage d’entraînement de 20 jours en guise de présélection pour les Jeux olympiques 1956 de Cortina d’Ampezzo.

Le « sale coup » des Russes qui met fin à l’épopée

Bingo ! Elle est présélectionnée et envoyée à Grindelwald où la plupart des nations se retrouvent pour une course d’entraînement en vue de la sélection finale. Hélas, la magie a fini par s’estomper : « Les 4 fondeuses ont été recalées par la Fédération française qui a préféré miser sur le ski alpin. Je pense que nous avons aussi payé le fait d’avoir été larguées par des Russes surhumaines (de gros doutes planent sur les pratiques russes de cette époque). Elles nous prenaient 1 minute d’avance tous les kilomètres. » Cette fin d’épopée frustrante et un peu injuste sonna le glas quasi immédiat de sa carrière. Septante ans plus tard, les Jeux rallument la lumière sur Cortina et Michelle se rappelle au bon souvenir de ses exploits. Si la magie est l’art de créer l’émerveillement, alors on peut dire sans peine que Michelle a parfaitement réussi son tour… de piste .

Kevin Vaucher

Quand une concurrente dévissait les fixations de ses adversaires

Dans les années 1950, le monde du ski de fond était très loin du professionnalisme qui l’entoure aujourd’hui. « Le matériel était rustique. J’avais des skis finlandais, plus légers que la moyenne. Surtout, je n’avais pas de staff et je fartais mes skis toute seule. On devait notamment planter un thermomètre dans la neige pour connaître la température exacte et utiliser le bon fartage. Je n’ai pas toujours tapé juste », se marre Michelle Vivot. Aussi, la fondeuse se rappelle d’une ancienne coureuse qui n’hésitait pas à aller secrètement dévisser les fixations des plus jeunes pour rester dans le coup.

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