Mal comprises par certains courants, les armes séduisent sportivement la jeunesse
Samedi en fin de matinée. Cela fait déjà quelques heures que les armes crépitent lorsqu’on débarque au stand de tir des Verrières. Comme le Tir sportif du Val-de-Travers (Couvet) et l’Avant-Garde de Travers, La Verrisanne se dévoilait au public lors d’une matinée portes ouvertes, destinée à toutes les personnes désireuses de découvrir cette discipline dans une époque marquée par un retour d’intérêt autour des armes.
« Pourquoi l’intérêt des jeunes est grandissant pour les armes ? Car elles sont omniprésentes dans les films, les jeux vidéo et même sur les réseaux sociaux », explique l’éternel président de La Verrisanne Jean-Bernard Wieland. « On s’aperçoit qu’ils ont envie d’essayer par eux-mêmes et de tenir l’objet entre les mains. »
L’omniprésence des conflits armés dans l’actualité mondiale intensifie cette visibilité accrue des armes mais aussi l’inquiétude qui va avec.
Contexte géopolitique : inquiétude pour la population et défi pour les stands
« C’est là qu’il faut savoir faire la distinction entre ceux qui viennent pour apprendre à manier une arme pour se défendre, y compris avec celle du grand-père au fond du grenier, et ceux qui viennent pour approfondir leurs connaissances en vue d’une utilisation sportive. Nous, on ne fait pas la guerre, on appréhende le tir comme une discipline. Actuellement, j’ai 1 ou 2 appels par semaine de personnes qui souhaitent apprendre à se défendre, je leur réponds qu’on ne fait pas ça ici. »
Des débuts maladroits mais des progrès rapides grâce aux moniteurs
Aux Verrières, comme dans les autres stands de tir du Vallon, le tir est vu comme un sport exigeant où l’entraînement est roi. « Il faut au moins que 4 à 5 variables soient alignées parfaitement en même temps pour réussir son tir. Cela demande des connaissances et de l’assiduité. »
Lors de notre venue, quatre jeunes se pressaient autour des pistolets, au tir à 25 mètres. Hésitants voire maladroits, certains et certaines ont déjà mieux ajusté la cible en quelques minutes de pratique et grâce aux conseils des moniteurs de la société de tir du village. Au total, La Verrisanne compte 15 moniteurs. Il y a donc de quoi voir venir…
Kevin Vaucher
Alors qu’il aura lieu les 8 et 9 mai prochain, le 5e Tir des Bourbaki rencontre déjà un beau succès avec 450 tireurs et tireuses inscrits actuellement.





Coresponsable du Spot, Gabriele Lo Sterzo a accueilli le Courrier du Val-de-Travers hebdo dans les locaux du centre de jeunesse récemment repeints et encore en travaux.

Le Môtisan Loïc Cand, ici à la lutte pour le ballon avec la tête (archives), a vécu un moment particulier dimanche, en endossant le rôle de gardien pour la première fois de sa carrière sportive